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Mylène Farmer - Interview - AHT (Russie) - 10 avril 2000






Interview accordée par Mylène lors de ses concerts du Mylenium Tour en Russie et publiée dans plusieurs magazines du pays.


Mylène Farmer, la rouquine du Canada, est l'une des chanteuses rock les plus célèbres du monde. Ses disques se vendent à plusieurs millions d'exemplaires et les clubs de fan poussent comme des champignons des deux côtés de l'Atlantique. Pourtant, la vie de Mylène reste un mystère impénétrable. Tout ce que l'on sait sur elle est son véritable nom de famille - Gautier. Mais la vie personnelle, les passions et les petites faiblesses de la chanteuse sont consciencieusement cachées au grand public par Mylène. Avant sa tournée en Russie, Mylène Farmer a néanmoins accepté de dévoiler quelques-uns de ses secrets.


Kirill Privalov : Mylenium, votre nouveau spectacle qui a déjà attiré plus d'un million de spectateurs, frappe non seulement par ses dimensions prodigieuses, mais aussi par son déluge de mysticisme. Telle l'antique Athéna, vous naissez sur scène de la tête d'une immense divinité installée sur scène et à la fin vous vous endormez dans sa large paume, telle la Petite Poucette...
Mylène Farmer : Il me semble que je suis entrée dans une période de ma vie où il est temps de réfléchir au sens de mon existence dans l'univers. J'ai déjà 38 ans... L'idée du nouveau spectacle est née après avoir lu Le Livre tibétain de la vie et de la mort. Cette approche philosophique a bouleversé ma vie, elle m'a forcée à appréhender de manière radicalement différente ce qui se passe autour de moi... Mylenium reflète en quelque sorte à travers la musique et la danse ma nouvelle conception de la vie.


Qu'est-ce qui a changé en vous ?
Je suis devenue complètement différente, vous comprenez ? Plus humaine, peut-être... Et puis, ces derniers temps, il m'arrive souvent des choses étranges. Par exemple, il y a peu de temps, j'étais à Prague (pour le tournage du clip Optimistique-moi, ndlr). À cinq heures du matin, l'aube ne s'était pas encore levée, j'ai soudain eu l'impression qu'une force m'obligeait à me lever, m'habiller et quitter l'hôtel. Je suis sortie sans savoir où j'allais, me laissant guider par mes jambes seules, et tout à coup je suis arrivée au Pont Charles. Quelle beauté ! Comme ensorcelée, je regardais la Vltava, les lointains châteaux et palais et puis j'ai vu cette petite église. Et, vous n'allez pas le croire, elle était ouverte ! Pendant qu'un vieux prêtre allumait des cierges, un orgue retentit je ne sais d'où... Je suis restée assise sur les durs bancs de l'église pendant trois heures. Tout était comme dans Kafka...


Il semblerait que vous lisiez beaucoup?
Oui, je vis retirée et les livres sont mes principaux amis. Je connais pas mal la science-fiction. J'aime la poésie, j'écoute avec plaisir les classiques de la chanson française. Je connais mal la musique rock contemporaine, je ne vais pratiquement pas aux concerts de mes collègues.


Parlez-nous de votre famille. Vous évitez d'habitude ce thème, mais puisque vous êtes lancée... Un jour vous avez déclaré à un journaliste de France Soir : "Pendant vingt- trois ans j'ai maudit ma mère de m'avoir mise au monde"...
J'ai vécu trop longtemps comme une étrangère sous mon propre toit, je manquais terriblement d'amour, d'attention. Du reste, ces vieux problèmes appartiennent désormais au passé.


Mais dites-nous au moins comment vous étiez enfant ?
Jusqu'à quatorze ans, j'avais l'air d'un petit garçon teigneux. Et tous mes amis étaient des garçons. Je portais uniquement des pantalons. Et pour ressembler encore plus à mes amis – ne riez pas ! – je fourrais un mouchoir dans mon pantalon ! Pour plus de "virilité"... Plus tard, mon corps a brusquement pris des formes et je me suis sentie comme dans la peau d'un autre. C'était comme si j'étais dans un film fantastique hollywoodien et qu'on m'avait revêtue d'un costume invraisemblable entravant mes mouvements. Ce n'est que très récemment que je me suis débarrassée de cette sensation de gêne.


Et qu'est-ce qui vous a permis de remporter cette victoire sur vous-même ?
Avant tout l'amour et le dévouement du public. C'est important pour toutes les femmes de se sentir désirées et aimées, mais pour une artiste ça l'est deux fois plus. L'engouement du public pour ma tournée européenne et le succès de mon dernier disque Innamoramento m'ont emplie d'une énergie nouvelle. J'ai cessé de me sentir comme un vilain petit canard. Je dois même ajouter que si auparavant l'idée-même de voir quelqu'un prendre ma succession me plongeait dans l'effroi, aujourd'hui, je voudrais avoir des enfants.


Quels hommes vous plaisent ?
Ceux qui ont plus de quarante ans. J'ai besoin d'une protection, d'une tutelle. Les tournées m'épuisent totalement, j'ai besoin d'une maison grande et confortable. Je veux un nid ! On ne peut pas vivre tout le temps "la tête dans les étoiles" comme il est dit dans l'une des chansons que j'interprète.


Savez-vous cuisiner ? Quel est votre plat préféré ?
Oh ! En cuisine, je me sens comme dans un champ de mines. La seule chose que je sais faire avec une gazinière, c'est cuire un œuf dur. Une omelette, pour moi, c'est déjà de la haute voltige...


Où résident pour vous les petits plaisirs de la vie ?
J'adore les bons vins. Les vins rouges et uniquement les vins français. Les bordeaux "Pétru", "Côte-Rôtie", "Médoc". Les bons vins et les cigarettes chères sont mes seules habitudes bourgeoises.


Vous fumez ? Cela n'est-il pas mauvais pour votre voix ?
- Non, comme vous le voyez... Et pour le reste de mes petits plaisirs, je suis simple et droite comme le manche d'une guitare. Ma couleur préférée ? La plus modeste : le blanc. Mon parfum préféré ? Celui d'une ferme paysanne – l'odeur de la paille, l'odeur qu'exhale la terre fraîchement labourée et l'arbre chauffé par le soleil... J'aime aussi l'hiver. Il y a deux jours, j'étais au Luxembourg et je suis sortie dans le jardin – tout était recouvert de neige : le sol, les arbres. J'ai foulé le sol blanc, puis j'ai fait des boules de neige...


Vous devez absolument toucher les choses pour les aimer, vous attacher à elles ?
Les odeurs et les sensations tactiles occupent une place particulière dans ma vie. Je pense qu'à l'odeur je suis capable de distinguer une bonne personne d'une mauvaise, une gentille d'une méchante, une malade d'une saine. Ne riez pas ! Toutes les femmes rousses sont un peu des sorcières. Au Moyen Âge, on m'aurait sans doute brûlée sur un bûcher.


Traduction effectuée pour le site Mylène.Net par un traducteur de langue native russe.



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