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Mylène Farmer - Interview - Coiffure Beauté International - Décembre 1989



  • Date
    Décembre 1989
  • Média / Presse
    Coiffure Beauté International (N°43)
  • Interview par
    Valérie le Mouël
  • Fichiers
    Mylène Farmer Presse Coiffure Beauté International Décembre 1989  Mylène Farmer Presse Coiffure Beauté International Décembre 1989  Mylène Farmer Presse Coiffure Beauté International Décembre 1989  Mylène Farmer Presse Coiffure Beauté International Décembre 1989  Mylène Farmer Presse Coiffure Beauté International Décembre 1989
  • Catégories interviews



Valérie le Mouël : La chanson, c'était un rêve ?
Mylène Farmer : Je n'ai pas choisi de chanter, par contre j'avais envie de faire un métier artistique. J'ai suivi des cours de théâtre jusqu'au jour où j'ai rencontré Laurent Boutonnat (compositeur, producteur et réalisateur), c'est à ce moment-là que j'ai commencé à chanter. Cela doit faire 5 ans 1/2 maintenant.


Ce métier est plein de facettes, avez-vous une préférence (sortir un disque, être sur scène) ?
J'ai besoin de tout. J'aime écrire les textes de mes chansons mais j'ai également besoin de retrouver l'émotion que l'on éprouve en étant sur scène. C'est pour moi un véritable combat. Je suis plutôt discrète, mais dans ces moments-là tout est décuplé : sentiments, impressions, capacités...On est à la fois conscient et complètement inconscient. Il est difficile d'exprimer ce que l'on vit, mais c'est une émotion énorme. J'aime aussi faire des clips, l'histoire vient d'abord du texte de la chanson, mais également du dialogue que j'ai avec les gens qui m'entourent. En fait, j'ai toujours besoin de plus et d'aller plus loin.


N'aimeriez-vous pas faire du cinéma ?
Le cinéma est effectivement un projet. J'ai eu quelques propositions depuis 2 ans, mais je n'ai pas le temps d'y songer sérieusement. Mon film culte est La fille de Ryan, j'ai adoré aussi L'important c'est d'aimer. Je trouve les films de Bergman, de Spielberg et les anciennes productions splendides, certainement parce que j'ai du mal à me projeter dans notre époque. J'aime l'ambiance de ces films et l'élégance des vêtements d'autrefois. Il me semble qu'il y avait une histoire dans chacun d'eux alors que ceux que l'on fait actuellement n'ont pas d'âme.


Qui crée vos costumes de scène ?
Thierry Mugler a créé les costumes du spectacle du Palais des Sports en mai dernier et ceux de Bercy. Nous lui présentons le projet de la scène et lui propose ses idées. Il a une démesure étonnante et sait faire abstraction de la mode. Le spectacle de Bercy sera exactement le même que celui de ma tournée en province. Nous avons essayé de créer un personnage qui évolue dans le temps en jonglant avec les ambiances et les saisons. Il y aura en tout sept changements de costume.


Et vos cheveux ?
Ma coiffure reste très simple, je n'aime pas être sophistiquée. Je n'aime même pas l'envisager, cela ne va pas du tout avec mon caractère. Je préfère le dépouillement. Vous voyez : pas de vernis, pas de boucles d'oreilles, sinon j'ai l'impression d'être travestie. Si je porte un bijou, il est toujours très sobre.


Vos créateurs préférés ?
J'apprécie beaucoup ce que fait Roméo Gilli, Thierry Mugler bien entendu, Azzedine Alaïa et Fayçal Amor. Mais je vais voir peu de défilés car je n'aime pas l'effervescence et je n'aime pas être prise en photo. Donc plutôt que de me trouver dans une situation de conflit, j'évite de me rendre dans les lieux où je vais rencontrer journalistes et photographes. Je me promène de temps en temps dans le Marais et vers la place des Victoires, où il y a de très belles boutiques.


Il paraît que vous collectionnez les chaussures...
En effet je voue une véritable passion aux chaussures ! Pour les bottines très fines et les chaussures plates. Je vais souvent chez Stéphane Kélian, Philippe Model et Charles Kamer. Je ne suis pas conservatrice sauf pour les chaussures dont je n'arrive pas à me défaire et pour mes costumes de scène. Cela me plairait de constituer un petit musée (à titre privé).


Comment vivez-vous la mode au quotidien ?
La silhouette que je préfère est celle de Katherine Hepburn : chemise, gilet et pantalon. Une apparence masculine qui est en fait extrêmement féminine. J'ai complètement banni jupes et robes, je m'habille de façon décontractée. Cela ne veut pas dire blue jean/baskets, disons plutôt faussement décontractée car j'aime l'élégance. Je porte des vêtements aux formes et aux couleurs sobres. Je trouve le pourpre très beau mais je n'en porte pas souvent simplement parce que l'on n'en trouve pas. J'adore le blanc cassé, le noir et les tons pastels. Je préfère les vêtements d'hiver à cause de l'atmosphère de cette saison. Un grand bonheur serait d'aller faire un jour un reportage sur la banquise !


Vous devez aimez les matières confortables ?
Je suis fascinée par le cachemire, le velours de soie et par la soie d'une façon générale. En Inde, j'ai vu des tissus fabuleux...


Vous avez beaucoup voyagé ?
Non très peu. Avant je n'en éprouvais pas l'envie, maintenant si mais je ne trouve pas le temps. J'aimerais retourner en Inde pour y faire quelque chose d'utile. Je n'ai pas un tempérament à apprécier la farniente, je m'ennuie très vite en vacances. En plus de découvrir un pays, il me faut un but. La Russie m'attire, mais je ne veux pas m'y rendre en tant que touriste puisque l'on ne voit rien, je veux être en contact avec les gens des campagnes et approcher des choses fondamentales.


Vous ne parlez pas du Canada...
Je n'ai pas envie de retourner au Canada, ce pays me semble trop calme. Par contre aller aux Etats-Unis, ça oui. Pour moi c'est un pays de gagnants, un pays qui bouge. J'ai une vie très remplie, le mode de vie des américains me plairait certainement.


Les américains sont fervents de sport, vous pratiquez une activité sportive régulièrement ?
Je fais du jogging dans la forêt du bois de Boulogne. Au départ, je courais pour avoir de l'endurance, pour être en forme sur scène et puis j'ai continué. C'est un bienfait extraordinaire. Je suis très persévérante, un peu bornée même ! Je vais au parc Monceau quand j'en ai l'occasion, mais pour m'y promener simplement.


Faites-vous attention à votre image ?
Je ne fais pas une fixation sur mon image, mais j'ai un minimum d'hygiène de vie bien sûr. Par contre, je ne fais pas très attention à ce que je mange, c'est trop triste de se priver. Pour les photos c'est vrai que je suis vigilante. J'ai un droit de regard. Ce que je ne peux hélas pas contrôler, ce sont les tournages télé. Je trouve la lumière rarement belle. L'ambiance est peu propice à de belles images.


Vous avez une peau magnifique, un tel atout ça s'entretient par des soins en institut, des crèmes...
Je ne fréquente absolument pas les instituts. Cela me dérange et je ne m'y sens vraiment pas à l'aise. J'utilise une crème pour mon visage, c'est tout. Je ne suis pas du style à essayer les dernières crèmes qui sortent sur le marché, ça ne m'intéresse pas.


Etes-vous également fidèle à un seul parfum ?
J'adore les parfums, je porte Shalimar qui est pour moi l'évocation du passé, Heure Bleue, Chloé et Femme de Rochas.


Je crois que c'est Alain Divert qui vous a transformée en rousse, l'idée vient de qui ?
Bertrand LePage m'a donné l'idée de changer de couleur. D'ailleurs maman est rousse. Alain Divert m'a fait ma première coloration (un roux plus électrique que maintenant). Nous avions de très bonnes relations mais à présent je vais dans un petit salon où l'ambiance est presque familiale. Je m'y sens mieux que chez un grand coiffeur. Je me rends une fois par mois chez Margaux. Elle me coiffe de façon très naturelle : catogan ou cheveux défaits, parfois relevés mais cela n'a rien d'habituel. Chez moi : shampooing Phytosolba et après-shampooing. Ah, je vais peut-être couper mes cheveux ! La décision n'est pas facile à prendre mais j'aime beaucoup le style garçonne qu'avait Jane Birkin au temps de Je t'aime moi non plus. Vous me verrez avec des cheveux courts mais pas avant un an.


C'est vous qui avez lancé la mode du catogan. Cet hiver, les deux points d'orgue de la coiffure sont les rousses et les coupes boules. Vous lisez les magazines de mode ?
Je lis n'importe comment, je ne suis pas attachée à un magazine. De temps en temps, il m'arrive d'avoir de véritables boulimies de magazines.

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