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Mylène Farmer - Interview - Numéros 1 - Mai 1985



  • Date
    Mai 1985
  • Média / Presse
    Numéros 1 (N°26)
  • Interview par
    Christian Ouvrier
  • Fichiers
    Mylèner Farmer Presse Numéros 1 Mai 1985  Mylèner Farmer Presse Numéros 1 Mai 1985
  • Catégories interviews



Numéros 1 : Quelles sont tes espérances avec ce deuxième 45 tours ?
Mylène Farmer : Mes espérances, c'est de créer un style, le style Mylène Farmer, mais c'est un travail de longue haleine. Avec mon nouveau titre je pense aller dans ce sens.


Numéros 1 : Maman a tort a eu diverses interprétations, peux-tu m'en parler ?
Mylène Farmer : C'est vrai, et je trouve ça assez extraordinaire pour une même chanson. Je pense que les plus jeunes ont aimé le côté comptine et qu'ils ont utilisé un peu comme un slogan Maman a tort. A l'opposé, d'autres ont aimé ce titre pour son côté tabou "j'aime ce qu'on m'interdit, j'aime les plaisirs impolis". Enfin, j'imagine que certains ont pu encore avoir une autre interprétation du texte...


Numéros 1 : Y a-t-il eu des réactions négatives ?
Mylène Farmer : C'est vrai que Maman a tort a quand même eu quelques problèmes. Je ne sais pas si c'est au niveau de la compréhension, mais le texte a choqué quelques personnes. Je trouve ça assez stupide d'ailleurs. Jacques Dutronc dit bien "Merde in France" et tout le monde s'extasie. Moi je me suis contenté de dire que j'aimais les plaisirs impolis...


Numéros 1 : Cette version anglaise de Maman a tort que tu as enregistrée, que devient-elle ?
Mylène Farmer : On s'en occupe, ou plutôt c'est en cours... Le disque qui est sorti en France, devrait partir au Canada dans les deux langues. Il devrait également sortir en Allemagne. Après je ne sais pas, c'est plus difficile de s'imposer dans les autres pays. Quant à l'Angleterre et les Etats-Unis, ce n'est même pas la peine d'y penser ! J'ai entendu quelqu'un dire un jour que les américains ne nous attendaient pas. C'est monstrueux de dire ça mais c'est vrai que les américains ont tout ce qu'il faut. Ils ont un professionnalisme que les français sont loin d'avoir... Je trouve qu'il est un peu utopique de vouloir aller dans ces pays, mais pourquoi pas ?


Numéros 1 : Parle-moi un peu de ton équipe.
Mylène Farmer : L'équipe se résume à trois personnes : Jérôme Dahan, Laurent Boutonnat et moi. Jérôme est dans la musique depuis sa plus tendre enfance, Laurent est plus orienté vers le cinéma. C'est intéressant, car, c'est un peu ce que j'aimerais refléter. Un côté chanson c'est évident puisque je chante, et un côté cinéma obtenu par le visuel (ma façon de bouger, d'interpréter, etc...). Jérôme et Laurent ont écrit Maman a tort ensemble. En ce qui concerne le nouveau 45 tours : On est tous des imbéciles est l'oeuvre de Jérôme Dahan et la face B, L'annonciation celle de Laurent Boutonnat.


Numéros 1 : Et toi dans tout ça ?
Mylène Farmer : Moi, je chante (rires...). Pour l'instant, je dis oui ou non, lorsque l'on me propose une chanson. Je dis pratiquement toujours oui d'ailleurs, car j'aime bien ce qu'ils font. En studio, j'ai le droit de lever le doigt et de poser des questions ! Cela dit, c'est vrai qu'en musique je ne m'y connais pas, je ne peux qu'instinctivement dire que j'aime ou pas. La partie où j'interviens surtout, c'est dans l'interprétation des chansons, le visuel pour la télévision, les galas...  Le travail se fait en équipe et personne n'est tenu à l'écart...


Numéros 1 : Comment réagis-tu face au succès de Maman a tort ?
Mylène Farmer : Plutôt bien (rires...). Je ne pense pas avoir la grosse tête, et puis peu importe, c'est le cadet de mes soucis... Chanter est à la fois un métier passionnant, mais aussi un métier de dérision. C'est un peu ce que je dis dans On est tous des imbéciles. Ce qui est surprenant par rapport au succès, c'est que du jour au lendemain on est propulsé, et l'on se retrouve avec une nouvelle image, que les gens vont venir s'arracher. (Enfin pas pour moi, il ne faut rien exagérer !). Ils vont te demander des autographes, et le moindre bout de papier ou de tissu, aura de l'importance. C'est ça que je trouve quand même drôle et dérisoire. Personnellement, j'aurais plus d'estime pour un chercheur en médecine qu'un chanteur.


Numéros 1 : As-tu quelques projets ?
Mylène Farmer : Logiquement nous devons faire un clip sur On est tous des imbéciles, le scénario du clip a été écrit. Tout est terminé, il ne manque plus maintenant que le tour de manivelle et les sous... Obtenir de l'argent devient un gros problème car, avec ce qui vient de se passer au Midem, les maisons de diques ne sont plus prêtes à avancer de grosses sommes d'argent pour la réalisation des clips. C'est l'avenir du clip qui est en suspens. Dans les semaines à venir, je vais faire des galas, comme tous mes amis chanteurs...

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