07 DECEMBRE 2009
PRESSE - TELE 7 JOURS
"Confessions d'une princesse pop"
Interview par
Uriell Ceillier
Interview publiée dans Télé 7 Jours -
N°2585 (programmes du 12 au 18 décembre 2009)
Vous
prêtez de nouveau votre voix à
Sélénia, la princesse des Minimoys de Luc
Besson. Qu'a-t-elle de commun avec vous?
Elle est rousse,
espiègle et touchante. Luc a peut-être
pensé à moi quand il a créé
le personnage.
Vous êtes fidèle à Luc Besson depuis
qu'il a réalisé le clip de Que mon coeur lâche
en 1993. Comment est née votre amitié?
Pour le tournage
de son film Atlantis,
il m'a offert de réaliser un de mes rêves:
découvrir l'Arctique et sa banquise. Le mirage du paradis
blanc! Ce fut inoubliable de beauté et de silence.
Vous êtes deux personnalités plutôt
atypiques. Qu'est-ce qui vous rapproche l'un de l'autre?
Un goût
prononcé pour la discrétion, les confidences
et... les crêpes.
Madonna était votre alter
ego dans la prmeière aventure d'Arthur. Vous
êtes-vous rencontrées?
Malheureusement,
non, mais nous avons presque réalisé un duo,
à quelques milliers de kilomètres de distance,
puisqu'elle interprète Sélénia dans la
version américaine d'Arthur.
Avec Sélénia et Milla Jovovich (son ex-femme, ndlr)
dans le
Cinquième Élément, Luc
Besson semble fasciné par les chevelures flamboyantes.
Qu'est-ce que cela vous inspire?
Il a bien raison
puisque les rousses semblent lui porter chance.
Dans vos chansons, dans vos clips et sur scène, vous
n'hésitez pas à vous mettre à nu.
Pourquoi vous montrer aussi discrète lorsqu'il s'agit
d'assurer votre promotion?
Parce qu'il
existe une différence fondamentale entre créer et
promouvoir. La vraie "mise à nu", qui me met
véritablement mal à l'aise, c'est quand je dois
parler de moi.
Une
discrétion qui alimente le mythe du "mystère"
Farmer...
Non, c'est ma nature, tout simplement.
Regardez-vous des
séries télé? Et quelles sont vos
préférées?
Parfois, je me détends devant Dexter, Cold Case ou La Caravane de
l'étrange. Que des sujets légers,
comme vous pouvez le constater!
Certaines
émissions vous choquent-elles?
Celles où les gens oublient toute notion de pudeur sous
prétexte de passer devant une caméra.
Après Giorgino de Laurent
Boutonnat, en 1994, vous allez renouer avec le cinéma dans L'Ombre des autres
adapté du roman de Nathalie Rheims. Pourquoi avoir attendu
si longtemps?
Le temps pour moi de rencontrer à la fois une belle histoire
et une belle personne. Cela peut prendre quelques années...
Longtemps vous avez
trouvé refuge dans l'anonymat aux États-Unis.
Vous vous y sentez toujours aussi bien?
Il y a un temps pour tout. New York reste une ville dotée
d'une vibration qui lui est singulière et propice
à l'inspiration. Los Angeles appartient au passé,
je n'ai plus rien à composer là-bas.
Dans la vie
privée, on vous imagine complexe. Pourtant, votre meilleure
amie, Nathalie Rheims, affirme que vous êtes la
simplicité même. Qu'en est-il vraiment?
La simplicité n'est pas incompatible avec une certaine
complexité. Pour autant, j'espère être
quelqu'un de simple à vivre...
Le 7
décembre, vous sortez N°5
On Tour, un double album live de votre dernière
tournée. Préférez-vous composer et
enregistrer des chansons ou vous produire sur scène?
Les deux me sont indispensables. J'aime l'intimité du studio
et j'ai besoin du vertige que procure la scène.
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