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Quel est votre avis sur le single « C'est à qui le tour » ?

Par mylene.net, le 31/05/26 - 20:04
Modification le 01/01/70 - 01:00

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Pages : 1 2 3 4 5 6 >>

Un anonyme

le 31/05/26 à 21:05 top comm'
224
Mylène Farmer signe un texte en résistance sourde contre l'étau des régimes autoritaires. "Refuser le sombre" sonne comme un mot d'ordre contre l'obscurantisme, et le "monde est sourd" résume l'indifférence complice. La chanson est un manifeste.
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Un anonyme

le 06/07/26 à 18:16
0
trop trop bien encore du Mylene
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Un membre du site le 29/06/26 à 22:01
0
Médiocre. Le clip est superbe, mais, rien à faire, le titre... Du sous-"Interstellaires" / "Désobéissance", qui, déjà, ne volaient pas très haut niveau paroles. "L'Emprise" était un enchantement.
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Un anonyme

le 20/06/26 à 18:41
1
Très déçu. J'ai attendu quelques jours mais rien n'y fait. Je comprends mal pourquoi une artiste de son niveau sort un single aussi banal et oubliable. Chaque titre devrait etre un chef d'oeuvre et ressenti pour elle comme essentiel. J'ai adoré l'Emprise.
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Un anonyme

le 07/06/26 à 22:30
0
J'ai demandé à chat Gpt ce qu'il pense du single .
Réponse :
Si je devais noter :

* Interprétation vocale : 8,5/10
* Production : 7/10
* Paroles : 6,5/10
* Créativité : 5/10
* Efficacité pop : 8/10

C'est une chanson que je trouve plus efficace qu'audacieuse. Or, chez Mylène Farmer, beaucoup de fans de longue date attendent justement l'audace. C'est probablement de là que vient le décalage entre l'enthousiasme de certains médias et la déception d'une partie de son public historique
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Un anonyme

le 07/06/26 à 08:44
3
« C'est à qui le tour » : un retour efficace mais artistiquement discutable

Avec « C'est à qui le tour », Mylène Farmer ouvre une nouvelle phase de sa carrière en s'associant au producteur DJ Lewis. Le morceau affiche clairement son ambition : proposer une pop électronique contemporaine capable de toucher un large public tout en conservant certains thèmes chers à l'artiste. Pourtant, derrière son efficacité immédiate, la chanson soulève plusieurs interrogations sur l'évolution récente de son écriture et de son univers musical.

D'un point de vue thématique, le texte s'inscrit dans la continuité de l'?uvre farmerienne. On y retrouve les préoccupations habituelles : la peur, le silence, la violence du monde, la fragilité humaine, la difficulté de communiquer et la nécessité de résister à la noirceur ambiante. Le titre lui-même ? « C'est à qui le tour » ? évoque un sentiment d'insécurité collective où chacun pourrait devenir la prochaine victime d'un système oppressant ou d'un climat social anxiogène.

Cependant, cette lecture se heurte rapidement à une faiblesse majeure : la pauvreté relative de l'écriture. Le texte repose largement sur des termes généraux et abstraits qui ont traversé toute la discographie de Mylène Farmer : l'ombre, le sombre, la peur, le silence, l'amour, le monde, vivre, mourir. Ces mots possèdent une force symbolique évidente mais leur répétition finit par produire une impression de déjà-vu. Là où les grandes chansons de l'artiste parvenaient à renouveler ses obsessions à travers des images surprenantes, des références littéraires ou des constructions poétiques originales, « C'est à qui le tour » semble souvent se contenter de les réassembler.

La question du style accentue encore cette impression. Les rimes utilisées sont fréquemment simples, notamment autour des sonorités en -ou ou en -a, déjà abondamment exploitées dans son répertoire. Elles remplissent efficacement leur fonction musicale mais peinent à susciter l'émerveillement ou la surprise. Plus généralement, le texte paraît privilégier le slogan émotionnel à la recherche littéraire. En le détachant de sa musique, on constate que peu de vers possèdent une véritable autonomie poétique ou une force d'évocation comparable à celle de nombreuses compositions des décennies précédentes.

Paradoxalement, c'est peut-être sur le plan musical que la chanson convainc davantage. La production de DJ Lewis se distingue par sa maîtrise des codes de la pop électronique actuelle. Synthétiseurs enveloppants, batterie électronique précise, groove immédiat et textures inspirées de l'esthétique rétro-futuriste des années 1980 composent un ensemble particulièrement efficace. Le morceau est construit pour capter rapidement l'attention : format court, structure simple, refrain identifiable et absence de longues digressions instrumentales.

Cette approche tranche nettement avec les productions historiques de Laurent Boutonnat. Là où celui-ci développait des architectures complexes, cinématographiques et souvent grandioses, DJ Lewis privilégie l'efficacité rythmique et la fluidité. Le résultat est moderne, accessible et parfaitement adapté aux usages contemporains de l'écoute musicale.

La voix de Mylène Farmer participe également à cette évolution. Souvent traitée comme une texture sonore plutôt que comme l'élément central du morceau, elle flotte dans le mixage avec une certaine élégance mais sans véritable mise en avant. Ce choix contribue à l'atmosphère générale mais réduit parfois l'impact émotionnel que sa voix pouvait exercer dans ses productions les plus marquantes.

L'une des réussites du titre réside néanmoins dans le contraste entre un texte sombre et une musique dansante. Cette tension, présente depuis Désenchantée, demeure l'une des signatures les plus efficaces de Mylène Farmer. Le morceau transforme ainsi l'angoisse en énergie et conserve cette capacité à faire coexister mélancolie et mouvement.

Reste que cette modernisation a un prix. En adoptant certains standards internationaux de l'électro-pop contemporaine, la chanson gagne en immédiateté mais perd une partie de sa singularité. Là où les productions Boutonnat étaient reconnaissables dès les premières secondes, « C'est à qui le tour » s'inscrit davantage dans un paysage sonore déjà largement exploré par la pop actuelle.

Au final, « C'est à qui le tour » apparaît comme un titre paradoxal. Musicalement solide, porté par une production efficace et contemporaine, il souffre d'un texte qui donne le sentiment de recycler des thèmes, des mots et des procédés déjà abondamment utilisés dans l'univers de Mylène Farmer. La chanson réussit son objectif de modernisation mais peine à retrouver la densité poétique et l'identité artistique qui ont longtemps constitué la force de son ?uvre. Elle témoigne davantage d'une volonté d'adaptation aux codes actuels que d'une véritable réinvention créative.

Au bout de quelques jours, je ne l'écoute déjà plus, le titre ne reste pas en tête et il ne donne pas envie d'y revenir.
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Un anonyme

le 06/06/26 à 08:06
5
J'ai voté moyen. Ce titre est bien trop court. On est loin de ce qu'elle a pu faire avant. Aucune musicalité, c'est plat. Tout n'est pas à jeter mais on voit bien que ce titre sera vite oublié. Le clip sort bien trop tard il aurait dû être dévoilé en même temps que le titre pour taper plus fort. Pour un retour qui aurait dû faire parler pour l'instant c'est le vide total. Il faut que ça bouge et on espère des concerts également.
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Un anonyme

le 05/06/26 à 18:05
2
Jamais déçu par Mylène, et encore une fois avec sa subtilité et sa sensibilité, elle trouve les mots justes pour parler du monde actuel,
Beaucoup d'émotions sur ce titre, merci Mylène,
J'attends l'album avec impatience.
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Un anonyme

le 05/06/26 à 00:17
10
J'ai beau l'avoir écouté plusieurs fois l'air ne rentre pas et ne reste pas. Pour un retour c'est pas le top et cette chanson n'ira pas loin
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Un anonyme

le 04/06/26 à 21:05
2
La version Choral Rework est magnifique!!!!!!!!
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Un anonyme

le 04/06/26 à 19:36
3
C'est court mais on peut toujours l'écouter en boucle alors...
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Un anonyme

le 04/06/26 à 19:27
5
Mylène fait du Mylène sur ce titre, mais le pire c'est que je ne peut pas m'empêcher d'être si heureux de la retrouver enfin que non, vraiment, je ne me lasse pas de notre Mylène qui fait du Mylène !
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Un membre du site le 04/06/26 à 14:51
7
Je retrouve une "vibe" Innamoramento sur ce titre, avec ce côté aérien et cette voix davantage dans les aigus. Le côté épuré de la chanson a pu me dérouter au début, mais je lui trouve un charme fou.
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Un anonyme

le 04/06/26 à 11:57
6
Top, top et toujours au top notre Mylène !
Tellement dans l'air du temps et toujours aussi moderne !
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Un membre du site le 04/06/26 à 11:34
5
etrangement je pense à "des larmes" en écoutant ce titre... j'appréhendais avec ce titre.... mais au final l'ensemble est simple coherent entrainant... un bien sympathique retour !
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Un membre du site le 04/06/26 à 01:44
12
À mon sens, le problème n'est pas simplement une question de chanson, d'album ou même de direction artistique ponctuelle. C'est un problème de marque.

Une marque forte ne se résume pas à un nom ou à un logo. Elle est un ensemble cohérent de valeurs, d'émotions, d'esthétique, d'histoire et de promesses faites à son public. La marque « Mylène Farmer » s'est construite pendant près de quarante ans sur un univers singulier : le mystère, la poésie, l'ambiguïté, la mélancolie, l'exigence artistique, des mélodies immédiatement identifiables et une véritable prise de risque créative.

C'est précisément cet ADN qui a créé une relation unique avec son public et qui a permis à l'artiste de traverser les décennies.

Or, depuis quelque temps, j'ai l'impression que le rebranding actuellement à l'?uvre cherche davantage à suivre les tendances qu'à prolonger cette identité. On semble vouloir moderniser la marque en rompant avec ce qui en faisait la substance même. Le résultat est paradoxal : le nom « Mylène Farmer » continue de bénéficier de l'immense capital affectif accumulé au fil des années, mais le contenu proposé s'éloigne progressivement des fondamentaux qui ont construit cette valeur.

Une marque peut évoluer. Elle doit même évoluer pour rester vivante. Mais évoluer ne signifie pas renier ses racines. Les grandes marques réussissent lorsqu'elles modernisent leur expression tout en restant fidèles à leur essence. Lorsqu'elles oublient ce qui les a rendues uniques, elles finissent par devenir interchangeables.

Aujourd'hui, j'ai parfois le sentiment que la marque Mylène Farmer vit encore largement sur les acquis du passé tout en s'éloignant de ce qui a fait sa grandeur. Et c'est peut-être cela qui explique le malaise d'une partie du public : ce n'est pas un rejet du changement, mais la sensation de ne plus retrouver l'identité qui nous avait fait aimer cette artiste.
Réponses (3

Un anonyme

le 03/06/26 à 21:45
3
Pour moi ce texte est très actuel et résonne en moi. Après avoir parcouru longtemps les applis de rencontre où l'on peut chercher l'âme soeur à 100, 500 ou 1000 km (potentiellement), j'ai trouvé quelqu'un avec qui me poser mais j'ai toujours la tentation d'échapper à l'effort du couple (la fidélité, la perte de l'intimité du célibat)... "toi, moi, plus de rendez-vous" = plus de rencontre amoureuse en dehors du couple, donc finalement le choix de borner son monde amoureux à la relation à deux. Le sexe est bridé et le texte aussi : on fait attention à ne pas ouvrir des portes à un nouveau partenaire. A mon avis on va avoir un ou des remix explosifs qui vont donner toute sa dimension à ce nouveau morceau. On est entre l'emprise (A tout jamais) et l'infidélité (Stolen car), Mylène explore les sentiments et les relations humaines, ou du moins nous offre un texte assez basique pour que chacun y trouve quelque chose qui résonne en lui.
Répondre 

Un anonyme

le 03/06/26 à 15:41
7
Super !
Du Mylène tout simplement !
Répondre 

Un anonyme

le 03/06/26 à 11:43
4
Un titre efficace mais un texte décevant. Donc j'aime bien mais le potentiel de la chanson n'est pas exploité à fond. Un peu paresseuse du stylo, Mylène, ces dernières années !
Répondre 
Un membre du site le 02/06/26 à 23:26
25
Je n'arrive pas à accrocher, à vibrer ... c'est plat, je suis tellement nostalgique d'avant... quand ça me prenait aux tripes... je parle de tout : la mélodie, les paroles, l'émotion ... on parle de l'artiste qui a écrit l'Innamoramento, Je te rends ton amour, Vertige, Avant que l'ombre ... bref je deviens une vieille fan aigrie ??
Répondre 

Un anonyme

le 02/06/26 à 21:48
5
Voici un article très honnête sur ce dernier titre. Bien sûr il n'est pas vraiment élogieux mais l'opinon est très bien argumentée et la critique non méchante ! www.sunburnsout.com/a-t-on-fait-le-tour-de-mylene-farmer/
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