| Emily Dickinson Recueil Quatrains et autres poèmes brefs IV. 1876 - 1886 5è quatrain |
Mylène Farmer - Ange, parle-moi (2005) |
|
"Le "pourquoi" navré de l'amour Est tout ce que l'on peut dire De deux syllabes sont bâtis Les plus vastes coeurs qui se brisent" (Traduction par Claire Malroux) |
"L'ange parle-moi ! Le plus vaste des cœurs se brise." |
| Emily Dickinson Recueil Quatrains et autres poèmes brefs IV. 1876 - 1886 13è quatrain |
Mylène Farmer - Ange, parle-moi (2005) |
|
"Décliner sans déshonneur Sous une couleur trompeuse Qui ne laissera pas l'oeil décider S'il va demeurer ou pas" (Traduction par Claire Malroux) |
"Parle-moi ! Pourquoi cette couleur trompeuse ?" |
| Emily Dickinson Recueil Quatrains et autres poèmes brefs IV. 1876 - 1886 28è quatrain |
Mylène Farmer - Ange, parle-moi (2005) |
|
"Qu'impitoyables sont les doux Et cruels les bienveillants Dieu a rompu son pacte avec l'Agneau Pour habiliter le vent." (Traduction par Claire Malroux) |
"Tu sais Dieu a rompu Son pacte avec cet étranger !" |
| Emily Dickinson Recueil Quatrains et autres poèmes brefs V. 6è quatrain |
Mylène Farmer - Ange, parle-moi (2005) |
|
"L'hiver pourvu qu'on le
cultive Est aussi arable que le printemps" (Traduction par Claire Malroux) |
"Parle-moi ! L'hiver pourvu qu'on le cultive." |
| Etty Hillesum - Une vie bouleversée
(1941-1943) |
Mylène Farmer - Ange, parle-moi (2005) |
|
"Ensuite, il y eut cette longue marche pour revenir de la gare de
l'Amstel à travers la ville presque noire, comme prise sous
un charme. Au cours de ce trajet, j'ai eu soudain l'impression que je n'étais pas seule, que «j'étais deux». Je me sentais composée de deux personnes, de deux êtres qui se serraient l'un contre l'autre pour être bien au chaud." |
"Parle-moi ! Pourquoi cette couleur trompeuse ? Ange, parle-moi ! De voir qu'en lui, ils étaient deux. Je sais ce que... Mentir veut dire pour moi, Tu sais, Dieu a rompu Son pacte avec cet étranger !" |
| Sylvia Plath - Poème Thalidomide |
Mylène Farmer - Ange, parle-moi (2005) |
|
"Demi-Lune — Demi-cerveau clair — Nègre masqué comme un blanc, Tes amputations rampent Noires et monstrueuses — Araignée tissant au hasard. Quel gant Quel cuir solide A pu me garder De cette ombre — Bourgeons indélébiles, Phalanges nouées aux épaules, Visage dérivant Vers l'existence, entraînant L'embryon d'absences Elagué, sanglant, A longueur de nuit je bâtis Un abri pour ce qui m'a été donné, L'amour De deux yeux humides, d'un cri frêle Crachat blanc De l'indifférence ! Les fruits noirs font leur cycle et tombent Le verre se fêle, L'image Avorte et fuit, mercure éclaté" (Traduction :Taïna Tuhkunen-Couzic) |
"L'ange parle-moi ! Le plus vaste des cœurs se brise. Parle-moi ! L'hiver pourvu qu'on le cultive. Dans cette pièce Nul semble respirer Ici, c'est un... Abri qui m'a été donné !" |