Philippe Bachmann : Bonjour
à tous. Bienvenue sur notre "Île de Transe".
Invitée
aujourd'hui : Mylène Farmer. C'est son
troisième 45 tours. Mylène
Farmer : Bonjour Philippe.
Philippe
Bachmann : Bonjour !
Troisième 45 tours, disais-je, Plus Grandir... Mylène
Farmer : Oui...
Philippe
Bachmann : Alors,
récapépète un petit peu ce
qu'il y avait avant ! Mylène
Farmer : On récapépète ! Alors, le
premier
étant Maman
a tort, qui...
Philippe
Bachmann : (il interrompt Mylène) Le deuxième ? Mylène
Farmer : Le deuxième étant On est tous
des imbéciles.
Philippe
Bachmann : Voilà. Maman a tort,
c'était y a deux ans, ça à
peu près ? Mylène
Farmer : Il y a deux ans, oui.
Philippe
Bachmann : Alors, il y avait pas le Top 50 à cette
époque-là, mais ça marchait super bien
dans les hits, ça s'est très,
très bien vendu. Mylène
Farmer : Oui.
Philippe
Bachmann : C'était bien, pour une première
expérience. Comment tu avais débuté,
d'ailleurs ? Mylène
Farmer : J'ai eu la chance de rencontrer deux personnages qui
ont écrit cette chanson.
Philippe
Bachmann : Des noms ! Des noms ! Mylène
Farmer : Et bien, il y avait Jérôme Dahan
et Laurent Boutonnat.
Philippe
Bachmann : Où tu les as rencontré ? Comme
ça ? Par hasard ? Mylène
Farmer : Non. Ce serait trop long à raconter, mais
ça s'est fait un peu par hasard, quand
même.
Philippe
Bachmann : Mais y a que des bons hasards, dans ce métier ! Mylène
Farmer : Absolument ! (rires)
Philippe
Bachmann : Bon. Dis-moi, mon petit doigt m'a dit... Mylène
Farmer : Certes ! (Mylène éclate de rire)
Philippe
Bachmann : ... que t'avais un superbe animal domestique chez toi,
mais assez spécial quand même. Mylène
Farmer : Oui. J'ai un petit singe, qui est un capucin...
Philippe
Bachmann : C'est comment les capucins ? Mylène
Farmer : Le capucin ressemble à un petit
chimpanzé. C'est aussi joli comme animal.
Philippe
Bachmann : Ça a une longue queue ? Mylène
Farmer : Ça a une queue assez grande, oui, qui lui sert de
cinquième bras.
Philippe
Bachmann : Oui ! Il joue avec et tout ? Alors, tu as mis des arbres
chez
toi pour
qu'il puisse grimper ? Mylène
Farmer : Non ! (rire) Pas encore ! Pour
l'instant, il a une grande cage.
Philippe
Bachmann : Et qu'est-ce qu'il mange ce brave capucin ? Mylène
Farmer : Tout ce que vous mangez avec de la viande en moins.
Philippe
Bachmann : Bon, alors on peut l'inviter avec toi, alors maintenant
faut l'inviter avec toi, quoi. Mylène
Farmer : J'ai déjà essayé de
l'amener sur un plateau, il y a quelques
problèmes. (rires)
Philippe
Bachmann : Qu'est-ce que ça donne ? Mylène
Farmer : Il a très peur des gens.
Philippe
Bachmann : Ah ! Et puis il grimpe aux cintres, un peu, non ? Mylène
Farmer : Un peu, oui, il est farouche.
Philippe
Bachmann : Bon, retour en arrière. Il y a deux ans, donc
: Maman a tort.
Si on se refaisait ça
pour le plaisir ? Mylène
Farmer : Oui !
Philippe
Bachmann : Mylène Farmer. Maman a tort. On y
va !
Diffusion
d'une séquence dans laquelle Mylène
(habillée autrement) chante Maman a tort.
Philippe
Bachmann : Dis donc ! Ton petit chimpanzé, il va falloir lui
apprendre à danser, maintenant ! Mylène
Farmer : Il chante déjà ! Il
écrit et... il prend des cours de danse !
Philippe
Bachmann : Il
prend des cours de danse ? Alors, dis-moi une petite chose . J'ai vu
que tu avais un truc superbe sur le dos, là, pour Maman a tort.
Là encore, t'es
mignonne comme tout... Mylène
Farmer : Merci.
Philippe
Bachmann : Comment tu fais pour t'habiller ? C'est toi
qui dessine tes trucs ? Comment ça se passe ? Mylène
Farmer : Je ne dessine pas. Je réfléchis et puis
je
vois avec.. là, c'était une
couturière qui m'a aidée, qui a
réalisé cet ensemble.
Philippe
Bachmann : Les couleurs sont importantes ? Mylène
Farmer : Très importantes, oui.
Philippe
Bachmann : Il y en a qui sont superstitieux, qui veulent jamais mettre
de
vert à la télévision. Toi t'en mets ! Mylène
Farmer : Je sais, oui ! On m'a déjà
reproché sur Maman
a tort
d'avoir mis du vert sur un plateau, parce que ça
porte malheur.
Philippe
Bachmann : Ben ça t'a porté bonheur, hein,
plutôt ! Mylène
Farmer : Pour l'instant oui. Donc je ne fais pas de cas de
ça.
Philippe
Bachmann lance une séquence consacrée aux
nouveautés musicales. (...)
Philippe
Bachmann : Ensuite, un petit groupe de Rennes qu'il
faut que je te présente. Ça s'appelle
Niagara.
Alors, c'est sympa, ils font de la scène depuis
assez longtemps, quand même. Mylène
Farmer : C'est un joli nom.
Philippe
Bachmann : Oui, c'est un joli nom et ce qui ne gâche rien,
c'est que dans les chœurs on retrouve un certain
Etienne Daho. Tu aimes bien Etienne Daho, toi ? Mylène
Farmer : Oui.
Philippe
Bachmann : Qu'est-ce que tu écoutes comme disques, toi ? Mylène
Farmer : Il m'arrive d'écouter de la musique
classique. Dans la variété française,
j'aime beaucoup Jacques Dutronc.
Philippe
Bachmann : Il fait plus grand-chose, Jacques Dutronc,
malheureusement... Mylène
Farmer : Non, mais il réapparaît et...
Philippe
Bachmann : De temps en temps. Mylène
Farmer : ... et c'est très bien à
chaque fois.
(...)
Philippe
Bachmann : Sinon, en musique classique, tu m'as dit,
qu'est-ce que tu écoutes en musique classique ? Mylène
Farmer : J'aime beaucoup Wagner, j'écoute
Mahler, j'écoute plein de choses. Très
éclectique comme choix.
Philippe
Bachmann : Comment tu choisis les musiques de tes chansons ? Comment
ça se passe ? Mylène
Farmer : Je sais pas si je les choisis, on me les... Les
personnes qui travaillent...
Philippe
Bachmann : Tu dis oui ou non quand on te propose des choses, non ? Mylène
Farmer : Bien sûr. Il y a des choses qui me plaisent plus. Je
crois
que c'est au travail que... (Mylène se reprend) ...
au
piano que ça se fait. On me propose une mélodie.
Et puis, j'aime tout de suite ou j'aime pas du tout.
Philippe
Bachmann : Le texte est important dans tes chansons. Mylène
Farmer : Bien sûr. Bien sûr. Très
important. Capital.
Philippe
Bachmann : Capital ! Oui... Plus Grandir.
Comment naît un texte comme ça ?
C'est après la musique ? Mylène
Farmer : Là, ça s'est fait un peu par
hasard. Oui, c'est né après la musique.
Cette fois-ci, c'est moi qui l'ai écrit.
Philippe
Bachmann : Ha ! Ha ! Mylène
Farmer : Non, ça n'a rien de vengeance. Je sais pas si
je renouvellerai cette expérience. C'était...
Ça s'est fait
par hasard et...
Philippe
Bachmann : Pourquoi ? C'est trop dur ? Mylène
Farmer : C'est très, très difficile
d'écrire un texte. Ça doit être concis,
précis et j'avoue que j'ai eu du mal.
Philippe
Bachmann : Il y a des trucs pour bien écrire un texte, ou
pas ? Mylène
Farmer : Je crois qu'il faut beaucoup de tranquillité,
et puis surtout la tranquillité d'esprit que je
n'ai pas.
Philippe
Bachmann : Tu l'as eue quand même pour Plus
Grandir. Mylène
Farmer : Oui.
Philippe
Bachmann : On l'écoute ? Plus
Grandir. Le nouveau 45 tours de Mylène Farmer.
A toi !
Mylène
interprète Plus
Grandir (parmi
les images diffusées derrière elle, on retrouve
le
landeau du clip de la chanson sur lequel ont été
insérées les dates - comme sur une tombe - 1962 /
1985
(éléments ne figurant pas sur le landeau dans le
clip).
Philippe
Bachmann : Mylène Farmer. Plus Grandir. C'est
son troisième 45 tours. Tiens, je te rends
ton petit micro... Mylène
Farmer : Merci !
Philippe
Bachmann : Y a un album en préparation ? Mylène
Farmer : Il y a un album qui sortira vers janvier (l'album Cendres de Lune
sortira finalement en avril 1986, ndlr).
Philippe
Bachmann : Alors tu vas réécrire des textes,
quand
même, ou pas ? Mylène
Farmer : Non, il est terminé là, il est
clôt. Il n'y aura que Plus
Grandir de ma plume.
Philippe
Bachmann : C'est déjà pas mal ! Mylène
Farmer : C'est déjà bien.
Philippe
Bachmann : Il y a un clip qui vient de se tourner sur Plus
Grandir, non ? Mylène
Farmer : Oui, il y a un clip qui a été
tourné en Cinémascope.
Philippe
Bachmann : Alors, c'est pour le cinéma, alors ? Mylène
Farmer : J'espère qu'il ira au
cinéma, qu'il fera
l'avant-première d'un film (ceci ne se
concrétisera malheureusement pas, ndlr).
Philippe
Bachmann : Oh ben oui, parce qu'à la
télévision ça serait dommage quand
même. Mylène
Farmer : Oui. C'est pas suffisant. L'écran
est trop petit.
Philippe
Bachmann : C'est toi qui as décidé de le
faire en Scope ? Mylène
Farmer : Non, non, c'est le réalisateur, qui est
également mon compositeur. Des noms, encore ?
Philippe
Bachmann : Voilà. Fallait le dire. Bon, ce
Cinémascope,
ce clip, comment il a été tourné ? Mylène
Farmer : Il a été tourné en un peu
moins
d'une semaine. Le premier jour était de
l'extérieur, dans un cimetière,
et...
Philippe
Bachmann : Toujours très gaie, Mylène Farmer ! Mylène
Farmer : Oui ! (rire) Et les quatre autres jours se situaient dans un
décor qui retraçait le... C'est
un décor, c'est une chambre de château
baroque avec des toiles d'araignée partout.
C'est un bel univers.
Philippe
Bachmann : Dès qu'il sort, tu nous le donnes
qu'on le montre un petit peu à tous les
téléspectateurs. Mylène
Farmer : Je vous inviterai à la projection.
Philippe
Bachmann : Ha oui, oui, oui, en Cinémascope et
tout... Oui, oui, oui, ça va
être superbe, ça ! Dis-moi, au niveau
cinéma c'est Rosemary's
Baby ton film préféré, ou
pas ? Mylène
Farmer : Non, mais j'aime bien ce film. J'aime surtout
l'interprète (Mia Farrow, ndlr) et le metteur en
scène (Roman Polanski, ndlr).
Philippe
Bachmann : Tu vas souvent au ciné ? Mylène
Farmer : J'y vais assez régulièrement, oui.
Philippe
Bachmann : Qu'est-ce que t'as vu de bien, récemment ?
Des noms, des noms ! Mylène
Farmer : Euh... Je ne sais pas, j'ai vu... Le
dernier film que j'ai vu c'était Mad Max.
Philippe
Bachmann : Oui. 3 ! Mylène
Farmer : 3 ! (Mad
Max 3, ndlr)
Philippe
Bachmann : Y a pas de raisons. Il est pas mal le petit australien, hein
?
(Mel Gibson, ndlr) Bon, tu sais que c'est l'heure
de se quitter. Alors, à la prochaine ! On
découvrira ton clip très vite... Mylène
Farmer : D'accord !
Philippe
Bachmann : Merci Mylène Farmer ! Salut ! Mylène
Farmer : Merci à vous !
Source retranscription : Référentiel
de TV - Editions Why Not - 2007
Nous déposons des cookies de mesure d'audience uniquement si vous
l'acceptez, et nous limitons au maximum les contenus chargés depuis des
services tiers. Ne pas répondre équivaut à un refus. Aucune publicité, aucun profilage,
aucune revente de données.
Notre politique cookies.
Gérer mes cookies
Vous pouvez accepter la mesure d'audience sans accepter les contenus tiers, ou l'inverse.
Votre choix est conservé 6 mois, et reste modifiable à tout moment depuis
notre politique cookies,
accessible en bas de chaque page.
Toujours actif
Indispensables au fonctionnement du site : rester connecté, afficher les formulaires,
et mémoriser le choix que vous faites ici. Ils ne peuvent pas être désactivés.
Google Analytics, pour savoir quelles pages sont lues et combien de personnes
fréquentent le site. Ces statistiques ne servent qu'à nous, et à rien d'autre.
Ce réglage commande aujourd'hui les trois cartes Google Maps du site
et le moteur de recherche : la carte des voyages, celle des fans,
celle de l'onglet « Ma localisation » de votre profil, et la
recherche fournie par Google.