MF 24/7 : les brèves

Livre 2.99 ? NOZ
Désobéissance Cover de NVRM...
Reprise Sans contrefacon
Affiche cinéma
bonus dvd live
MotionMag photos scène 2019...

Mylène Farmer - Interview - Le Progrès - 04 octobre 1994



  • Date
    04 octobre 1994
  • Média / Presse
    Le Progrès
  • Interview par
    David S. Tran
  • Fichier
    Mylène Farmer Presse Le Progrès 04 octobre 1994
  • Catégories interviews



Le Progrès : Sa vision de la vie, de la mort, de la folie :
Mylène Farmer : Si je vous dis de but en blanc que notre vie est limitée, et que chaque naissance n'existe que par rapport à la mort qui l'attend au bout, vous me trouverez sans doute étrange, mais c'est vraiment ce qui m'angoisse. Plus ça va, et plus ça m'obsède. Plus j'essaie de trouver un sens à la vie, moins je le trouve. Ponctuellement, je crois posséder un espoir, mais je retombe aussitôt dans l'anéantissement. C'est pour cela que je crois sincèrement que la folie est un soulagement, parce qu'elle aveugle notre appréhension de la mort, même si elle n'est ni tranquille, ni anesthésiante.


Mylène actrice :
C'est important pour une actrice de puiser dans ses propres douleurs. J'ai sans cesse besoin de passer la frontière de la normalité. En même temps, c'est traumatisant car je dois faire face à un paradoxe qui est en moi : l'envie de me cacher, et la volonté d'être sous les projecteurs. C'est un choix ambigu qui viole ma pudeur...


Que ses fans soient frustrés par son rôle épisodique :
Je préfère les situations à hauts risques aux choses tièdes. La tiédeur tue l'art et me tuera si elle réussit à s'immiscer dans ma vie. C'est pourquoi je préfère les images violentes, conflictuelles, volcaniques.


Cioran :
Personne mieux que Cioran n'a su décrire l'inconvénient d'être et l'anéantissement de l'être. L'absolue violence de son langage est tellement au-delà du désespoir qu'il parvient à me faire rire.


Le futur, la fin de sa carrière :
J'espère que j'aurai l'humilité et la clairvoyance de me retirer avant de m'effondrer. Jamais, je ne me donnerai en pâture. Si je devais sombrer, je me cacherais. En aucun cas, je ne mourrai sous le regard des autres.


Recherche Interviews

Rechercher dans les interviews
de Mylène Farmer