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Mylène Farmer - Interview - Les animaux du monde - TF1 - 22 mai 1988



  • Date
    22 mai 1988
  • Média / TV
    Les animaux du monde - TF1
  • Interview par
    Marilyse de La Grange
  • Fichier
  • Catégories interviews



Diffusion d' un reportage dans une réserve d'Afrique qui recueille des orangs-outans.


Marylise de La Grange : Mylène, vous êtes un peu la marraine de Cheeta, vous ? (Cheeta est le nom du chimpanzé assis aux côtés de Mylène dans l'émission, ndlr)
Mylène Farmer : Je voudrais être sa propriétaire, la voler à Gaétan ! (rires)  (Gaétan est un ami de Mylène propriétaire d'une ferme en Normandie dans laquelle il élève de nombreux animaux ; un reportage avec Mylène y avait été réalisé pour le magazine Télé 7 Jours publié en décembre 1986, ndlr) Il ne veut pas...


Marilyse de La Grange : Comment vous avez réagi en regardant ce document où il s'agissait, là, de vie sauvage ? Non, Cheeta, alors laisse s'il te plaît le nœud parce qu'on voudrait que Mylène soit habillée jusqu'au bout ! (Cheeta s'amuse avec le noeud dans les cheveux de Mylène)
Mylène Farmer : Laisse-moi parler, Cheeta ! (Mylène regarde Cheeta dans les yeux en souriant)


Marilyse de La Grange : Comment est-ce que vous avez réagi à ce document où on voyait des animaux contents d'être réhabilités à la vie sauvage, contrairement à Cheeta ?
Mylène Farmer : Moi je trouve ça formidable. Formidable.


Marilyse de La Grange : Alors est-ce qu'il y a pas quelque chose d'un peu contradictoire dans votre position, qui est d'avoir des animaux chez vous, de les aimer, d'aimer les toucher, et puis justement d'aimer un document comme on vient d'en voir un ?
Mylène Farmer : C'est vrai, c'est très paradoxal mais moi je me dis que je préfère voir mes capucins à la maison avec une cage qui est très, très grande pour eux et que je peux les sortir autant de fois que je veux et les promener. Je préfère les voir à la maison que dans une petite cage dans des magasins.


Marilyse de La Grange : Oui, parce que c'est là où vous les avez trouvés. On va aller vous rendre visite dans votre appartement de Beaubourg, où justement vous avez deux petits pensionnaires... qui s'appellent comment ?
Mylène Farmer : Le premier, celui que vous allez voir, s'appelle E.T., je l'ai depuis maintenant quatre ou cinq ans, et puis...


Marilyse de La Grange : C'est un singe capucin ?
Mylène Farmer : C'est un sajou capucin. (l'écran au centre du plateau diffuse les images d'E.T. que Mylène avait filmé chez elle pour l'émission "Mon zénith à moi" diffusée sur Canal Plus en octobre 1987)


Marilyse de La Grange : Le voilà ! (en désignant l'écran)
Mylène Farmer : Voilà. Et depuis, j'en ai un autre qui est également un capucin, qui a un pelage beaucoup plus clair et qui a été totalement adopté par E.T.


Marilyse de La Grange : Et ils vivent en semi-liberté chez vous ?
Mylène Farmer : En semi-liberté, oui.


Marilyse de La Grange : Ils font pas trop de ravages ?
Mylène Farmer : Le plus petit, davantage, parce qu'il est beaucoup plus nerveux. Mais elle a un comportement extraordinaire.


Marilyse de La Grange : Et ce sont des animaux que vous avez trouvés ou achetés... vous avez été émue parce qu'ils étaient dans une toute petite cage ?
Mylène Farmer : C'est les regards... Moi j'attache une importance considérable aux regards. C'est vrai que quand je suis rentrée dans ce magasin, j'ai vu le regard d'E.T., qui avait un comportement plutôt passif. Et pour moi, c'était évident que de le prendre et de l'avoir à mes côtés et pouvoir lui donner toute l'affection dont elle avait besoin.


Marilyse de La Grange : Alors, tout le monde se demande comment vous pouvez tourner, travailler et avoir comme ça deux petits singes qui demandent beaucoup de soins et beaucoup d'affection.
Mylène Farmer : C'est à peu près compatible dans la mesure où on n'a pas trop, trop de velléités de grande voyageuse, que je n'ai pas actuellement. Donc, c'est pouvoir rester à la maison et s'en occuper au maximum. Mais si je dois réellement partir, il y a une personne, et une seule, qui pourrait s'en occuper.


Diffusion d'un reportage sur Stella, une anglaise qui recueille de jeunes chimpanzés avant de les réintroduire dans la nature.


Marilyse de La Grange : Je crois qu'on le voit : les singes ont besoin d'énormément de tendresse, surtout quand ils sont jeunes. Ils ont vraiment besoin de leur mère, en fait ! (rires) (Mylène tient alors dans ses bras Cheeta et lui fait des calins) Alors, Mylène, il y a tout de même une chose que vous m'avez dite tout à l'heure que j'aimerais que vous redisiez parce que je crois que c'est important, c'est qu'en général vous refusez de montrer votre vie avec vos singes pour ne pas inciter d'autres gens à en acheter.
Mylène Farmer : Oui, parce qu'une fois de plus, un singe n'est ni un chat, ni un chien. On ne peut pas le laisser quand on part en vacances à une tierce personne. C'est un animal très dépressif, je crois, qui pourrait s'abstenir de manger, certes, pendant deux, trois ou quatre jours, mais je pense que ça peut être un traumatisme pour lui que de quitter ses maîtres, Gaétan pourrait le dire mieux que moi.


Marilyse de La Grange : Et est-ce que vous ne seriez pas tentée par une expérience semblable à celle de Stella ? Est-ce que vous êtes un jour capable de dire "Au revoir, je m'en vais, je vais aller m'occuper de singes dans la jungle" ?
Mylène Farmer : Je me sens foncièrement capable. Maintenant, de là à y arriver, à prendre cette décision... Je pense que je le ferai beaucoup plus tard, en tout cas. Mais je crois que ça ne se fait pas non plus à la légère, c'est rentrer comme on rentre dans un couvent. Et avoir certainement beaucoup plus de connaissances quant aux singes et à leur vie que je n'en ai moi-même. Donc ça serait plus un rêve... Mais j'ai suivi longuement la vie de Diane Fossey, que vous aviez présentée lors de votre émission et qui était fascinante.


Marilyse de La Grange : Enfin, en tout cas ne nous quittez pas trop vite, je pense que tous les jeunes admirateurs qui sont là seraient très, très tristes, n'est-ce pas, si Mylène s'en allait !
Mylène Farmer : (rires) Mais je les emmènerais avec moi...


Reportage sur l'actrice Tippi Hedren qui vivait entourée de félins.


Marilyse de La Grange : Je n'arrive vraiment pas à arracher Mylène à sa passion ! (Mylène joue alors avec Cheeta) Il faut peut-être revenir à la chanson pour conclure : en fait dans beaucoup de vos chansons (l'animatrice veut probablement parler des clips, ndlr), il y a des animaux. Alors dites-nous, Mylène : il y a des chevaux dans Tristana, c'est ça ?
Mylène Farmer : Dans Tristana, il y a des chevaux et surtout un loup, donc, qui appartenait à Gaétan. Libertine, il y a beaucoup de chevaux, Sans contrefaçon,  il y avait aussi des chevaux, carrioles, marionnette... Et puis le dernier, c'est à découvrir ! Il y a une biche et un grand-duc.


Marilyse de La Grange : Alors nous allons vous montrer, ce sera la conclusion de cette émission, en exclusivité...
Mylène Farmer : Absolument, oui.


Marilyse de La Grange : Puisque ce n'est encore jamais passé à l'écran, je crois…
Mylène Farmer : Non, jamais.


Marilyse de La Grange : Le dernier clip de Mylène, qui s'appelle, enfin qui est la chanson "Moi, je" (sic) et vous allez...
Mylène Farmer : Ainsi soit je...


Marilyse de La Grange : Ainsi soit je..., pardon !
Mylène Farmer : Qui ne sera pas dans son intégralité, puisqu'on va être obligés, je crois, de couper au bout de quatre minutes.


Marilyse de La Grange : C'est ça. Mais je crois que les téléspectateurs auront beaucoup l'occasion de le revoir !
Mylène Farmer : Bien sûr, oui.


Marilyse de La Grange : En tous les cas, merci beaucoup Mylène d'être venue.
Mylène Farmer : Merci à vous. Merci à Gaétan, aussi.


L'émission s'achève avec la diffusion du clip de Ainsi soit je...


Source retranscription Référentiel des TV - Editions Why Not

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