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Mylène Farmer - Interview - Star Club - Novembre 1988






Une enfance difficile :
À cette époque là, j'étais une petite fille plutôt renfermée. Je ne pensais pas vraiment à la chanson. Je n'achetais pas de disques, ma seule passion était les animaux. J'ai vécu très mal le passage de l'enfance à l'adolescence. Heureusement, je portais en moi la conviction très forte que j'allais réussir dans un domaine artistique, mais je ne savais pas encore lequel.


Plus Grandir, c'était un cri, une révolte ?
C'est le premier texte que j'ai écrit, il est très important pour moi. Aujourd'hui j'ai "grandi" dans la forme mais pas dans le fond...


Sa rencontre avec Laurent Boutonnat :
Il cherchait quelqu'un pour enregistrer Maman a tort. Mon physique de l'époque correspondait complètement à la chanson. J'ai fait ce premier disque dans une inconscience totale. C'est sur Libertine que je me suis rendue compte de la différence entre un succès d'estime et un succès médiatique. Et là, j'ai peur de ne pas arriver à assumer...


La peur n'est rien quand on sait la sublimer ou quand d'autres vous y aident :
Dans ce métier, c'est très important d'être rassurée, poussée par quelqu'un. Mon manager Bertrand Lepage a été pour beaucoup dans ma transformation physique depuis Maman a tort et dans le fait que j'ai pris confiance en moi. Ensuite c'est vrai, il y a beaucoup de travail.


Comment vit-elle son succès ?
J'ai toujours voulu être connue, alors je ne vais pas dire que je n'aime pas ça, mais quelquefois c'est difficile à assumer. On n'a pas toujours envie du regard des autres. Je n'ai jamais rêvé d'une sérénité parfaite, mais la réussite n'a pas vraiment calmé mon mal de vivre...


L'écriture, une passion :
Je n'ai jamais écrit de poèmes quand j'étais petite et le goût de la lecture m'est venu assez tard, vers 17 ans. Pour écrire j'ai besoin de la musique comme support. Je crois que je ne pourrais pas écrire de chansons vraiment gaies. L'album Ainsi soit je...est comme une sorte de journal de bord.


Déçue par la vie Mylène ?
C'est difficile à dire mais il est certain qu'il y a un fossé entre ses rêves d'enfant et ce que l'on vit vraiment...


Le look, la beauté, c'est important pour elle ?
J'aime mon physique trois minutes par jour... Je sais tout ce qu'on peut faire avec un appareil photo ou une caméra... J'en connais tous les mécanismes et cela ne me rassure pas. Je sais simplement que je suis photogénique...


Son obsession de l'image et des miroirs, c'est du récent :
Je consacre beaucoup plus de temps qu'avant à mon physique. Je me regarde dans les vitrines et sur les tournages j'ai toujours besoin d'avoir un miroir à portée de main. J'achète toutes les crèmes et je me laisse facilement influencer par la publicité...


Sa mère lui a donné la passion des beaux vêtements :
J'adore les vêtements et les belles matières. Enfant, j'aimais le rose, le jaune, les couleurs vives, j'avais parfois vraiment mauvais goût...
Maintenant, je préfère les couleurs sombres, le classique. J'ai un net penchant pour les chaussures, que je collectionne...


Une journée Mylène Farmer hors travail c'est :
J'ai toujours peur d'une punition divine quand je suis inactive.


Ses goûts en matière de musique :
J'ai une préférence pour les instruments mélancoliques, comme le violon.


Le cinéma :
J'en ai très envie, mais je ne sais pas encore comment ça se fera...


Le Palais des Sports un tournant décidif dans sa carrière :
J'en rêvais. C'est l'obstacle le plus haut, et j'ai un trac fou rien que d'y penser. On va travailler cette scène comme un scénario de film. Il y aura un personnage central et une histoire. Le contact avec le public est la plus grande jouissance pour un chanteur...


L'amour :
C'est une succession de désillusions avec des moments forts.

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