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Mylène Farmer - Interview - Hit West - 09 décembre 2010



  • Date
    09 décembre 2010
  • Média / Radio
    Hit West
  • Interview par
    Lucas
  • Fichier
  • Catégories interviews



Mylène Farmer à accordé des interviews à plusieurs radios fin novembre - début décembre 2010 avant la sortie de l'album Bleu Noir.

L'interview pour Hit West a été réalisée par Lucas dans une suite de l'hôtel Park Hyatt à Paris et diffusée le jeudi 09 décembre 2010 dans "Backstage" entre 21h et 22h.


Mylène Farmer Interview Hit West 09 décembre 2010



Diffusion de Oui mais... Non


Hit West : Bonsoir Mylène Farmer.
Mylène Farmer : Bonsoir.


Hit West : Vous vous faites très, très rare dans les médias. C'est vraiment un plaisir de passer cet instant avec vous, ce soir.
Mylène Farmer : Merci.


Hit West : Première question : comment allez-vous ?
Mylène Farmer : Ça va bien, merci.


Hit West : Votre nouvel album Bleu Noir vient de sortir. C'est un album, une nouvelle fois très, très attendu par vos fans, par le public plus généralement. Huitième album. Vingt-cinq années de carrière. Est-ce qu'il y a toujours cette excitation, cette impatience de sortir un nouvel album ?
Mylène Farmer : Vous voulez dire cette angoisse ! (Rires.) Elle est là, elle est présente et bien présente, oui, bien sûr. Excitation également. Mais, pour l'instant, c'est plus de l'angoisse qu'autre chose.


Hit West : Toujours impatiente de délivrer de nouveaux titres ?
Mylène Farmer : Oui. C'est quelque chose... et d'abord, ce pour quoi je vis, j'allais dire, oui. J'ai besoin de la musique pour vivre, pour survivre. J'ai besoin de déposer mes mots. Et, c'est ce pour quoi je suis rentrée en studio assez rapidement, finalement.


Hit West : Alors, pour ce nouvel album Bleu Noir, Mylène, vous avez fait appel à RedOne qui a produit notamment des titres pour Mika, Enrique Iglesias, Kylie Minogue ou encore Lady Gaga, entre autres. Vous avez longremps collaboré avec Laurent Boutonnat. Qu'est ce qui vous a poussé à vous tourner notamment vers RedOne ?
Mylène Farmer : Alors, en tout cas, pour les trois participants, si je puis dire, c'est une question de rencontres avant tout. Je vais commencer plus par.... après je vous répondrai pour RedOne. Mais, je connais Moby depuis de nombreuses années maintenant. Archive est un groupe que je connais aussi depuis de nombreuses années. Et, j'avais envie communément de marier, si je puis dire, nos univers. Et, RedOne est le dernier que j'ai rencontré. Il y a peu de temps finalement. Et, c'est parce que Pascal Nègre m'avait parlé de cet homme-là, de ce compositeur et producteur. C'était lors d'une soirée, ils ont évoqué mon nom. Et, il s'est aperçu que ce RedOne en question aimait bien mon univers, aimait bien mes chansons. Et, j'ai eu envie de le rencontrer. Donc, j'ai envie de rencontrer avant même le producteur, l'être humain. Nous sommes restés quelques heures ensemble et, voilà, je me suis dit, ce serait bien d'essayer de tenter quelque chose. Et, il m'a proposé plus tard Oui mais... Non et puis le deuxième titre.


Hit West : Finalement, avec ces nouvelles collaborations, vous en parliez à l'instant, Moby, Archive, RedOne : est-ce que vous cherchiez un nouvel univers que vous n'aviez peut-être pas exploité jusqu'à présent ?
Mylène Farmer : Là encore, il y a vraiment une absence, j'allais dire de préméditation parce qu'il s'agit à nouveau, je vais me répéter, de rencontres, d'hommes. Moby m'a envoyé un jour un cd qui comportait, je crois, dix-sept maquettes. Et, j'en ai choisi six. Ça s'est fait assez spontanément. Voilà. Envie de poser tout de suite des mots sur ces musiques. Et, de la même façon avec Archive, nous avions l'envie, là encore, de travailler ensemble. Et puis, ça s'est fait, là encore, spontanément. Au risque de me répéter, c'est plus... tout ça, ça naît de pulsions, de désirs, d'envies. Voilà, c'est quelques chose de plus doux que de... 'qu'est-ce que je vais faire demain, etc, etc... ?'


Hit West : Vous retravaillerez avec Laurent Boutonnat ?
Mylène Farmer : Bien sûr.  Bien sûr, bien sûr !


Hit West : Peut-être pour un prochain album ?
Mylène Farmer : Probablement. Et, j'espère le prochain album, oui. Laurent était occupé, lui, parce que c'est aussi quelqu'un qui est doué et qui aime le cinéma. Il est doué pour le cinéma. Et, c'est quelqu'un qui, actuellement, est en train d'écrire un scénario. C'est aussi ce pour quoi nous ne pouvions pas nous réunir pour ce projet.


Hit West : Ce soir, Mylène, c'est l'occasion de découvrir ce nouvel album Bleu Noir qui est disponible depuis lundi. On va découvrir des extraits de cet album comme Toi l'amour qu'on écoute maintenant sur Hit West. Vous avez travaillé aux côtés de Moby.


Diffusion de Toi l'amour


Hit West : Quand vous travaillez sur un nouvel album, est-ce que vous pensez un petit peu à la scène ou alors est-ce que vous vous concentrez entièrement sur votre opus ?
Mylène Farmer : Non, je me concentre vraiment sur l'album en question. Maintenant, c'est vrai que parfois quand un titre... un titre peut vous interpeller et vous pouvez penser, oui, à des images de scène. Vous pouvez penser à : 'tiens, ce titre aurait une énergie pour une introduction de spectacle ou, celui-ci pourrait être pour une fin de spectacle'. Il y a forcément des images qui viennent, oui.


Hit West : Vous êtes, Mylène, une des rares artistes françaises à proposer des shows incroyables, très, très attendus. On en ressort à chaque fois conquis, on se prend même une claque à chaque fi
n de concert. (Rires de Mylène.) Est-ce qu'on peut imaginer qu'un jour Mylène Farmer puisse aller vers quelque chose de plus intimiste, pour le coup, moins spectaculaire ?
Mylène Farmer : Non ! (Rires.)  Non ! Pour la bonne raison... si on veut parler d'intimité, moi, j'ai toujours eu la sensation - alors peut-être avec prétention - mais, en tout cas, le sentiment et le ressenti que de créer une intimité même si il y a devant moi un parterre de 10 000 - 15 000 - 80 000 personnes. Il y a des moments de grâce comme ça. Je crois qu'elles sont... parce que j'ai... non, je n'ai pas, il y a un public qui m'entoure qui est assez incroyable, réceptif, qui est exigeant aussi. Mais, qui m'offre ces moments de grâce. Donc, voilà, pour conclure: l'intimité pour moi n'est pas uniquement une capacité, ni une petite salle, ni moins d'effets. Et, j'aime, j'aime le surdimensionné. Qu'y puis-je ? (Rires.)


Hit West : Nous aussi ! Ca tombe bien. Dans un instant, Mylène, on va parler de vos passions. Il ya bien sûr la chanson, il y a le dessin et le cinéma puisque vous avez prêté votre voix au personnage Sélénia de Luc Besson pour "Arthur et les minimoys". On revient dans un instant sur Hit West.


Diffusion de Appelle mon numéro.


Hit West : Mylène, vous avez d'autres talents. On sait que vous aimez beaucoup le dessin. Vous avez réalisé les dessins du clip C'est une belle journée, c'était il y a quelques années, en 2001. (Mylène acquiesce.) Vous avez aussi prêté votre voix à Sélénia le personnage de Luc Besson dans "Arthur et les minimoys". Ce sont des sas de décompression pour vous ?
Mylène Farmer : Certainement. En tout cas, ce sont des expériences qui sont toujours et intéressantes, enrichissantes, parfois même drôles. Pour "Arthur et les minimoys", c'est beaucoup, beaucoup de travail. On est souvent sept à huit heures d'affilée derrière un micro, concentré sur un écran et une bande qui défile. Mais, ce sont aussi des éclats de rire, une connivence avec Luc Besson et puis, et puis, c'est un exercice qui est tout nouveau pour moi et qui est très intéressant, je dois dire.


Hit West : Le dessin, ça fait un petit bout de temps ?
Mylène Farmer : Le dessin, là pour le coup, c'est surtout en studio que, pendant les longues heures qui passent, qui défilent, où j'ai un crayon et je me mets à dessiner. Un petit personnage est né qui est celui de Lisa, Lonely Lisa. J'aime dessiner, je crois que ça me calme, ça m'apaise.


Hit West : Vous êtes, Mylène, une des premières artistes françaises à avoir réalisé des clips sous forme de courts métrages. Est-ce que ça a été pour vous une façon d'explorer le septième art ?
Mylène Farmer : Peut-être inconsciemment et puis, plus tard, consciemment. Mais, c'est vrai que Laurent Boutonnat, puisque c'est lui qui était majoritairement le réalisateur de ces tous premiers clips... nous sommes l'un et l'autre nés de la musique mais, pour autant, nous étions l'un et l'autre très attirés par le cinéma. Moi, de mon côté, je prenais des cours de théâtre au Cours Florent et, lui, déjà, commençait et avait réalisé, je crois, son premier long métrage à dix-sept ans. Et puis, pour prolonger cette réponse, j'ai eu la chance aussi de rencontrer des cinéastes que j'adore comme Abel Ferrara et... évidemment je vais oublier les autres : Luc Besson, bien sûr, un réalisateur espagnol, un réalisateur chinois qui m'apportent à chaque fois un univers qui est le leur et qui finit par se fondre au mien. C'est passionnant. Et, j'espère, d'ailleurs, dans l'avenir retourner vers des réalisateurs de cinéma. Peut-être !


Hit West : Mylène, on a parlé il y a quelques instants de C'est une belle journée. Je vous propose de le réécouter maintenant sur Hit West.


Diffusion de C'est une belle journée.


Hit West : Alors, Mylène, Michael Jackson nous a quittés il y a un peu plus d'un an maintenant. Voue êtes de la même génération. Il a été, lui aussi, un des premiers à travailler ses clips sous forme de courts métrages et à faire des shows incroyables. C'est un artiste qui vous a influencée ?
Mylène Farmer : Là encore, je ne sais pas si c'est en terme d'influence. En tout cas, c'est quelqu'un dont j'appréciais énormément, et le travail, la personnalité. Un être cabossé, un être... C'était un génie de toute façon. Je crois qu'il y en a un et il n'y en aura pas d'autre. Vous dire qu'il me manque : oui ! Vous n'avez pas posé la question, mais je vous le dis, oui ! J'ai vu tous ses spectacles. Non, c'est quelqu'un d'incroyable, c'est quelqu'un presque d'une autre planète.


Hit West : Les shows de Michael Jackson vous on ont donné des frissons ?
Mylène Farmer : Bien sûr. Oui. Parce que, là encore, il y a énormément de travail. Mais, une fois que ce travail est, comment dirais-je, digéré, parce que là, on parle de répétitions, après, on ne voit plus qu'une personne mais, c'est l'âme de cette personne qui émerge. Et, c'est ce qui m'intéresse, moi, aussi, dans le spectacle. C'est, certes, beaucoup d'effets, des artifices, une préparation mais, tout ça n'existe pas si il n'y pas la personne, au milieu, qui va faire vivre et, si il n'y a pas surtout le public qui va répondre à cet émerveillement.


Hit West : On est avec vous Mylène pendant quelques minutes encore. Votre album Bleu Noir est donc sorti lundi dernier. Vous pensez déjà à votre prochain retour sur scène ?
Mylène Farmer : Pour l'instant, non. C'est trop prématuré. Non. Je crois que j'aurai envie d'écrire un autre album et puis, de présenter un spectacle, alors.


Hit West : Dernière question, Mylène, que vous vous posez peut-être parfois. Si la chanson n'avait pas été votre voie, qu'auriez-vous fait ?
Mylène Farmer : Je vais vous répondre quelque chose de très dramatique. Je pense que je ne serais plus là. Tout simplement. J'ai un cadeau immense qu'on m'a fait, je ne sais pas d'où il vient, mais... Que de pouvoir poser mes mots justement parce que c'était quelque chose d'essentiel à ma bonne santé, on va dire. Donc, j'ai la chance et j'ai de la chance.


Hit West : Merci Mylène Farmer de nous avoir reçus et d'avoir répondu à toutes nos questions !
Mylène Farmer : C'est moi. Merci beaucoup !
 

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