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Mylène Farmer - Interview - Super - Mai 1988



  • Date
    Mai 1988
  • Média / Presse
    Super
  • Interview par
    Izzy Pop
  • Fichiers
    Mylène Farmer Presse Super Mai 1988  Mylène Farmer Presse Super Mai 1988
  • Catégories interviews



Une liste d'adjectifs soumis à Mylène par le magazine.


Enigmatique
Le mystère fait partie intégrante de ma personnalité. Je ne le cultive pas. Même pour les intimes, je pense être énigmatique dans la mesure où je ne leur dévoile pas toutes mes réflexions.


Egocentrique
Ça, c'est à cause du titre de mon dernier album, Ainsi Soit Je…. Il ne faut pas se méprendre, j'ai voulu faire un constat. C'est comme si je disais : "Voilà, je me présente, je suis comme ça". Au collège, je passais peut-être pour une égocentrique, je voulais être le centre d'intérêt, c'était pour être reconnue. J'ai un souvenir épouvantable de l'école. Le pouvoir des professeurs me révoltait, leur pouvoir de dire qu'une rédaction est bonne ou mauvaise. Ce n'était pas les notes qui me scandalisaient, c'était surtout les appréciations.


Invulnérable
Non, je ne suis pas invulnérable. Maintenant, si c'est par rapport à un travail effectué, comme l'album, là je suis sûre de moi, parce que j'ai une équipe très, très bien. La même que pour mon premier trente centimètres. Tout le monde sait que Laurent Boutonnat est à mes côtés, qu'il compose mes chansons et réalise mes clips. C'est la personne qui me connaît le mieux, plus que ma mère certainement.


Impudique
Quand j'apparais nue dans un clip, moi, je n'appelle pas ça de l'impudeur, parce que c'est dans un contexte précis. Si je vais dans un magasin essayer des dessous féminins, je suis très pudique. J'ai beaucoup de mal si la vendeuse reste derrière moi, je préfère être seule. Avec l'écriture, on peut peut-être parler d'impudeur. Sur mon premier album, je chantais des textes écrits par Laurent. C'était comme si je chantais mes propres mots, mais les écrire soi-même, c'est différent. Avant, ce qui me bloquait, c'était l'idée de dévoiler des choses trop personnelles. Je suis arrivée à maîtriser ça sur mon dernier album. Les textes de mes chansons sont tous de ma plume, à deux exceptions près. L'une, c'est la reprise de Déshabillez-moi, l'autre c'est l'adaptation d'un texte de Charles Baudelaire.


Observation
J'aime bien observer les gens, sans forcément faire de commentaires. C'est un plaisir. Il y a sur l'album une chanson qui m'a été inspirée en regardant les autres. C'est celle qui s’appelle Jardin de Vienne. C'est l'histoire d'une personne que j'ai connue. Un garçon français qui a fini par se pendre dans un jardin public à Vienne. J'ai trouvé son geste extrêmement romantique.


Enfantine
C'est vrai que j'ai du mal à m'extraire de l'enfance. Je crois que je ne le pourrai jamais d'ailleurs. Ce que j'aime chez les enfants, c'est leur cruauté, qui est très dérangeante. On leur pardonne, parce qu'on dit qu'un enfant est innocent. Je ne le crois pas.


Maternelle
Avoir des enfants, je n'en ai ni l'envie, ni le souci. Mais j'ai la fibre maternelle pour mes proches, mes amis, mes animaux. J'ai deux singes. L'un s'appelle E.T., il est trapu et rondelet. L'autre, Léon, est un bébé de la même race, mais pas du même pays. Il est un peu plus fou que E.T.


Drôle
Je ne pense pas être quelqu'un de drôle. Je préfère les choses tristes, que ce soit au cinéma ou dans la littérature. Je n'avais pas du tout le sens de l'humour avant. Maintenant, je dirais que je l'ai un peu, ou plus exactement que je suis cynique. Il y a des choses qui me font rire. Pas Zouc (qui apparaissait dans le clip de Sans contrefaçon). J'ai vu trois fois son spectacle. Elle me ferait plutôt grincer des dents et pleurer, mais elle est fascinante. Non, ce qui me fait rire, ce sont mes singes.


Dépensière
Pas vraiment. C'est peut-être dû à mon éducation et au fait que je n'ai jamais manqué d'argent, je n'aime pas jeter l'argent par les fenêtres. La seule chose pour laquelle je pourrais faire des folies, ce sont les chaussures. J'en ai une vingtaine de paires - toutes avec des talons plats, parce que je ne sais pas marcher avec des hauts talons - mais si je m'écoutais, j'en aurais cinquante paires.


Androgyne
Je ne joue pas sur l'androgynie. C'est une question de physique. A un moment de ma vie, j'ai pensé être entre deux sexes. Quand j'étais plus jeune, on me prenait toujours pour un garçon. On me disait que Mylène était un joli prénom pour un petit garçon.


Sexy
Je ne sais pas. Si je vous laissais le choix, pour une fois !


Gourmande
Oui ! Je me nourris de bonbons, de sucreries et de gâteaux. Les bonbons que je préfère sont ceux qui sont chimiques. On n'en fait plus d'aussi chimique que dans mon enfance. Quand j'étais petite, je me rappelle que j'achetais des trucs épouvantables, rouges, roses et qui piquaient.


Rousse
Ma maman est rousse, donc que je passe du brun au roux, ce n'était pas contre nature. Blonde ? Sûrement pas. Par pure lucidité, je n'aurai jamais les cheveux blonds, mais roses, qui sait ? Peut-être...

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