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Mylène Farmer - Interview - Vogue - Septembre 1999



  • Date
    Septembre 1999
  • Média / Presse
    Vogue (N°2291)
  • Interview par
    Olivier Lalanne
  • Fichiers
    Mylène Farmer - Presse - Vogue - Septembre 1999 Mylène Farmer - Presse - Vogue - Septembre 1999  Mylène Farmer - Presse - Vogue - Septembre 1999  Mylène Farmer - Presse - Vogue - Septembre 1999  Mylène Farmer - Presse - Vogue - Septembre 1999  Mylène Farmer - Presse - Vogue - Septembre 1999  Mylène Farmer - Presse - Vogue - Septembre 1999  Mylène Farmer - Presse - Vogue - Septembre 1999  Mylène Farmer Presse Vogue 1999
  • Catégories interviews



Portrait- Interview publié dans le "Vogue" français.
Le jour de l'interview sont réalisées des photos par Peter Lindbergh (photographe choisi de Mylène) dont certaines illustreront l'article.
On retrouve également dans cet article de brefs témoignages de Peter Lindbergh, Elton John et Salman Rushdie sur Mylène.


Vogue : Son passé
Mylène Farmer : J'ai des trous de mémoire. L'adolescence est une étape que j'ai détestée et je n'ai aucun souvenir d'enfance. J'ai rencontré des personnes qui souffrent de la même chose sans être pour autant des déséquilibrés. Parfois, je suis tentée d'inventer pour avoir la paix.


Sa personnalité
Le paradoxe, la dualité font partie de mes journées. Il y a la personne extrêmement introvertie, discrète, qui affectionne le silence et l'absence. Puis il y a l'autre qui aime la lumière et qui doit se battre pour cette lumière. C'est un combat dans toute sa puissance.


Laurent Boutonnat
Laurent est très important dans ma vie. Nous sommes tous les deux amoureux du cinéma, sensibles à tout ce qui constitue un bon film, du scénario à la qualité des images. Dans le contexte de la chanson, pour la réalisation de nos clips, nous pensons toujours en terme de cinéma, d'émotion.


Ses goûts artistiques
Qu'il s'agisse de littérature ou de peinture, je me dirige spontanément vers des œuvres sombres. Cioran, Baudelaire, Julien Green, Edgar Poe, Egon Schiele... J'y trouve un dialogue, une famille.


L'écriture
C'est avec l'écriture que j'ai ouvert les vannes à toutes mes émotions, mes troubles. C'était vital. Sur l'album précédent, j'ai exprimé des choses plus douces, moins violentes, je pensais être sur le chemin de la sérénité. Avec Innamoramento, le dernier, je réalise étrangement que je bascule à nouveau vers l'autre monde, d'autres angoisses... Tout se fait et se défait inexorablement.


La scène
L'intimité est possible, quel que soit l'environnement. Moi, l'intimité, je la crée dans la surdimension. J'ai envie de ça, j'ai besoin de ça, sans pour avoir autant le sentiment que c'est là une manière de me protéger. La scène est un don de soi. Je me nourris de l'amour des autres, et l'autre est immense.


L'humour
On ne m'interroge jamais sur mes fous rires. J'aime le comique de l'absurde, des choses très bêtes, très enfantines probablement. J'aime l'humour d'Albert Dupontel, même si c'est un rire cruel, pas très serein. J'aime le cynisme, surtout chez les autres.

Mylène Farmer Photo Peter Lindbergh
Photo: Peter Lindberg



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