Ce qui m’a tout de suite accrochée, c’est la façon dont Yann Gozlan aborde un sujet aussi vaste et actuel que l’intelligence artificielle mais à hauteur d’humain. Le scénario pose des questions profondes presque vertigineuses, sans jamais tomber dans la démonstration ou le pur discours technologique. J’ai bien sûr été sensible à son choix d’adapter Les fleurs de l’ombre et de situer cette exploration dans une résidence pour artistes où une romancière lutte pour sa création et sa vie. Cela a été déterminant. j’ai ressenti à la lecture une vraie tension dramatique mais aussi une dimension intime, presque troublante. Ce n’est pas un film de science-fiction classique, mais c’est un film sur nos rapports aux machines mais aussi – et surtout – sur ce que cela révèle de nous, de nos émotions, de nos limites.