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Mylène Farmer - Interview - Laissez-vous tenter - RTL - 3 octobre 2018



  • Date
    03 octobre 2018
  • Média / Radio
    "Laissez-vous tenter" - RTL
  • Interview par
    Yves Calvi & Anthony Martin
  • Fichier
  • Catégories interviews
    2018-Désobéissance ; Paris La Défense Arena 2019


Mylène Farmer était l'invite exceptionnelle de "Laissez-vous tenter" sur RTL.
Elle était présente dans les locaux de RTL et l'émission, diffusée en direct entre 9h et 9h30 était entièrement consacrée à Mylène dont l'album Désobéissance était sorti quelques jours plus tôt, le 28 septembre.
Mylène devait initialement être présente le 2 octobre mais l'émission a été décalée de 24 heures suite au décès de Charles Aznavour.


Yves Calvi : Bonjour Mylène Farmer.
Mylène Farmer : Bonjour.

Yves Calvi : Bienvenue sur RTL.
Mylène Farmer : Merci.

Yves Calvi : Laissez-moi vous dire, nous sommes particulièrement heureux de vous accueillir dans notre studio ce matin. C'est un événement. Vous parlez très rarement. Encore moins en direct à la radio. Merci donc d'avoir choisi RTL et "Laissez-vous tenter"...
Mylène Farmer : Merci de m'accueillir.

Yves Calvi : ... pour nous présenter Désobéissance, votre nouvel album sorti vendredi dernier, et pour parler également de votre retour sur scène en juin 2019. Alors, vous qui chérissez l'ombre, on le sait, en tout cas, on l'imagine, faut-il vous armer de courage pour retrouver, affronter la lumière ?
Mylène Farmer : Je pense avoir besoin de l'ombre pour me reconstruire et de la lumière comme un hommage à la vie.

Yves Calvi : C'est pour ça que nous sommes particulièrement heureux de vous accueillir ce matin. Mylène Farmer, nous allons nous promener dans votre nouvel album Désobéissance avec Anthony Martin que vous connaissez, que je salue : Bonjour Anthony.
Anthony Martin : Bonjour. Bonjour Mylène. Nous avons partagé un fou rire..
Yves Calvi : C'est vrai ?
Anthony Martin : Lors de notre première rencontre...
Yves Calvi : Ah oui ? Et pourquoi, d'ailleurs ?
Anthony Martin : Un peu nerveux en début d'interview et puis voilà... On a dû sortir, prendre l'air, c'était à Genève dans un endroit magnifique (rire de Mylène) et puis après, on a fait une interview formidable.
Yves Calvi : Je viens d'ouvrir la pochette du disque. Vous voulez nous la décrire Anthony ?
Anthony Martin : Oui, oui. Parce que c'est une pochette formidable. Elle est formidable cette pochette d'album. On la doit au grand photographe Jean-Baptiste Mondino. Mylène, vous apparaissez impériale, nonchalamment assise sur un large fauteuil vert avec un fin sourire, un blouson en cuir avec bottes de cavalière et chemise à jabot comme si vous étiez juste rentrée du champ de bataille. Vous êtes à la fois l'héroïne romantique et sexy, la femme forte et libre qui tient à distance les symboles du pouvoir puisque votre sabre est posé par terre, un aigle est là mais il est caché derrière vous. Vous dégagez une force tranquille qu'on retrouve dans l'album, dans vos textes, votre chant, vous apparaissez plus sereine face à vos démons qui sont toujours bien présents, on va en parler. En gros, vous nous dites : "Voilà, je suis comme ça". On vous entend rire d'ailleurs à deux reprises dans le disque. "On n'a plus le temps d'être à contre-jour, être soi, être libre", c'est ce que vous chantez dans le morceau Désobéissance qui a tout d'un nouvel hymne farmérien. Extrait.

Diffuson d'un extrait de Désobéissance

Anthony Martin : Désobéissance, c'est le titre de ce morceau qui donne son nom à l'album. Le compositeur de ce morceau a 21 ans, il s'appelle Léon Deutschmann, c'est ça ?
Mylène Farmer : Absolument !

Anthony Martin : Il vient du classique ?
Mylène Farmer : Il a une formation classique. Je crois qu'il rentre à l'université. Il joue très très bien du trombone, et nous nous sommes rencontrés, il avait quelques compositions, et j'avoue que je suis tombée amoureuse de ses mélodies et c'est un très joli garçon d'ailleurs ...

Anthony Martin : En plus ! (rire) Je comprends pourquoi... ça vous va très bien...
Yves Calvi : Vous avez détourné un jeune homme de 21 ans de son trombone ! (rires) Vous ne manquez pas d'aplomb Mylène Farmer... (grand rire de Mylène)
Anthony Martin : "J'ai voulu celle que je suis, un brin sauvage" chantez-vous dans cette chanson. À quoi ou à qui aimez-vous désobéir Mylène Farmer ?
Mylène Farmer : J'aime désobéir à tout finalement. J'aime la désobéissance. J'aime être hors du cadre... (silence)

Anthony Martin : À tout !
Mylène Farmer : À tout, finalement !

Yves Calvi : Alors, parmi les questions qu'on se posait en préparant cette émission. Vous savez que... (hésitant) Votre trac me gagne...
Mylène Farmer : Je suis désolée...

Yves Calvi : Les présentateurs sont faits pour présenter... (rire) mais c'est ça qui est assez étonnant... On s'est dit :"Est-ce qu'elle est plus sereine ? Est-ce qu'elle est plus tranquille aujourd'hui ?" Et on avait l'impression avec Anthony que cet album nous disait que oui. Alors, je vous pose la question : la sérenité, c'est un sentiment que vous pouvez connaître Mylène Farmer ?
Mylène Farmer : Je n'irai pas jusque là. Sereinement... Peut être apaisée. Voilà, c'est un mot qui me ressemble davantage. J'ai la chance d'abord de faire un métier que j'adore, qui me passionne et j'ai la chance surtout d'avoir un public qui me suit depuis si longtemps, finalement. Et j'ai beaucoup beaucoup de chance.

Anthony Martin : Alors, la mort et le deuil sont des thèmes qui reviennent à plusieurs reprises dans les textes de cet album mais on vous sent effectivement plus combattante qu'avant sur cette thématique, un peu plus apaisée face à ça...
Mylène Farmer : Oui.

Anthony Martin : Sur la pochette d'ailleurs, vous semblez même défier la mort. Et c'est une première je crois, mais vous allez me confirmer... (rire de Mylène)  Vous posez le pied droit sur un crâne en métal doré...
Yves Calvi : Je confirme !
Anthony Martin : C'est une première... Vous n'avez donc...
Mylène Farmer : J'avais le sentiment de tenir la mort à distance en posant ce pied sur ce crâne. Maintenant, comme tout le monde, nous sommes mortels. La finitude me hante.Je ne la défierai pas. En tout cas, je me permets de poser un pied sur son auguste tête. (rire)

Anthony Martin : Alors, dans les heures sombres, il arrive que la vie l'emporte, c'est ce que vous nous dites dans cet autre titre, Sentimentale.

Extrait de Sentimentale

Anthony Martin : Sentimentale. C'est un des sept titres de votre album composé...
Mylène Farmer : Feder !

Anthony Martin : ... et produit, voilà, par le DJ niçois Feder. Cette collaboration, c'est une grande réussite aussi de votre disque. Ça groove d'enfer. C'est à la fois classe, moderne. Feder jette sur votre univers un voile électro, sensuel, sombre, chaud. C'est vraiment du sur-mesure, ça enveloppe à la fois vos textes, vos fondamentaux, vos démons. Et il en ressort une vraie fraicheur, une fluidité à l'écoute, on a envie de sourire et de danser, ça, c'est merveilleux. Est-ce que vous avez voulu faire danser votre mélancolie ?
Mylène Farmer : Je crois que finalement depuis le début j’ai toujours fait danser cette mélancolie. J'ai travaillé et je travaille avec Laurent Boutonnat. J'ai consacré une chanson Je t'aime mélancolie et qui était elle-même assez enjouée si je puis dire, en tout cas par son rythme. Mais cette rencontre avec Feder est vraiment une très très jolie rencontre. Je crois que nous sommes fusionnels aujourd'hui. C'est quelqu'un qui m'a apporté beaucoup, qui m'a apporté ce groove dont vous parliez. Il y a quelque chose de sexy, de dark, des choses que nous avons en commun. Et puis... Et puis, c'est un petit frère aujourd'hui.

Anthony Martin : Ça pourra se prolonger cette colaboration sur le prochain...
Mylène Farmer : Ça pourrait. Il a plein plein d'idées, et pourquoi pas ?

Yves Calvi : Alors, on a évoqué cette volonté d'un peu plus de légèreté Mylène Farmer. Est-ce qu'elle est aussi une réponse, on va dire, aux heures sombres qu'on a pu vivre dans l'actualité ces trois dernières années, je pensais évidemment aux attentats qui ont frappé notre pays. Dans quelle mesure êtes-vous, vous-même perméable à cela ?
Mylène Farmer : Malheureusement, je crois que nous sommes tous des éponges. Nous nous nourrissons malgré nous de tous ces effondrements et cette violence. C'est très très difficile. Mais là encore, j'ai ce privilège qu'est de faire le métier que j'aime, de pouvoir écrire, de pouvoir extérioriser les choses, de pouvoir me débarrasser de choses trop lourdes. Mais je pense à tout ça bien évidemment. Je subis le monde comme tout un chacun.

Yves Calvi : Parce que comme vient de le dire Anthony, il y a aussi des aspects de fraîcheur et de légèreté dans ce disque qui semblent être une réponse justement notamment à la mort sur laquelle vous avez posé votre pied.
Mylène Farmer : C'est possible. Là, je pense qu'on ne maîtrise pas tout. Je sais qu'on me donne volontiers ce rôle. Je tente de maîtriser le maximum de choses pour ne pas faire de fautes ou de faux pas. Néanmoins, je ne maîtrise pas tout. Quand je commence à écrire un album, je ne me dis pas :"Là, je vais être légère. Là, je vais être plus sombre." J'essaye d'être d'abord moi-même, d'être le plus sincère possible. Et j'allais vous dire : "Tant mieux si c'est plus léger dans le fond. Tant mieux !"

Anthony Martin : Alors, une autre chanson de l'album qui sonne comme un appel à la solidarité, ça rejoint tout ça. C'est une chanson dans laquelle vous dites... alors, on vous a connue disant : "On a besoin d'amour, d'un amour XXL". Là, vous dites : "On a besoin d'y croire".

Extrait d'On a besoin d'y croire

Yves Calvi : "On a tous un espoir, entrer dans l'histoire", chantez-vous. Alors, en 2009 - par ce que je connais mes classiques - (rire de Mylène) vous disiez au micro d'Anthony Martin qui est à ma gauche : "Je n'ai pas l'obsession de laisser une trace, mais j'aimerais bien qu'on ne m'oublie pas". C'est amusant parce qu'il y a une ambiguïté là-dedans. Vous avez évolué par rapport à tout ça ?
Mylène Farmer : En fait, je pense que je faisais plus allusion à mes proches et aux gens qui m'aiment, d'essayer de faire en sorte qu'ils ne m'oublient pas totalement. Et quand "on a besoin d'y croire", "on a besoin d'amour", et j'ai besoin d'y croire. (rire)

Yves Calvi : Mylène Farmer est notre invitée exceptionnelle ce matin sur RTL. On poursuit notre discussion dans un instant. Son album Désobéissance vient de sortir.

Extrait de Désobéissance

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Extrait de N'oublie pas

Yves Calvi : Un événement ce matin en direct sur RTL. Mylène Farmer est notre invitée exceptionnelle. Mylène, cette chanson N'oublie pas a précédé la sortie de votre nouvel album Désobéissance. Vous la partagez avec la chanteuse américaine LP. Les duos jalonnent votre carrière. Qu'est-ce qui vous plaît tant dans cet exercice.
Mylène Farmer : Le partage. L'harmonie de deux voix différentes, parfois radicalement différentes. Et puis, des rencontres.

Yves Calvi : On se nourrit de l'énergie de l'autre aussi dans ces échanges ?
Mylène Farmer : Bien sûr. C'est essentiel. L'autre est fondamental certainement pour tout le monde et particulièrement pour moi.

Anthony Martin : On continue notre promenade dans votre disque Mylène. Voici un extrait de la chanson la plus suave et langoureuse de l'album : Get up Girl qu'on peut traduire par :"Bouge-toi ma fille", et c'est peut-être autobiographique puisque vous vous interpellez dans le texte, vous chantez : "Get up Mylène".

Extrait de Get up Girl

Anthony Martin : Alors, je le disais, votre prénom Mylène fait partie du texte de cette chanson. Vous vous êtes souvent dit :"Get up, bouge-toi" dans la vie ? Comme tout le monde d'ailleurs...
Mylène Farmer : Je me dis assez souvent "get up". Particulièrement, je me remémorais les instants douloureux d'une fracture de jambe, une double fracture, et j'ai été alitée pendant quatre cinq mois, en tout cas immobilisée, et là je me disais : "Bouge-toi " ! Et j'avais un tout petit peu de mal à le faire, malgré tout. (rire) Et puis après, voilà, c'est évoquer ces effondrements, et surtout cette envie d'aller de l'avant et de bousculer tout ça et de ne pas.... ne pas s'auto.... je ne trouve pas le mot je vous laisse...

Anthony Martin : S'auto laisser aller ? C'est un peu ça ? (rire de Mylène)
Yves Calvi : Alors, dites-moi, vous citez Descartes : "Je pense donc je suis". Et on va aussi parler de Baudelaire puisque longtemps après avoir mis en musique le texte L'Horloge, vous mettez aujourd'hui en musique le poème luminaire du recueil Les Fleurs du mal. Un texte qui a pour titre Au lecteur. Avant d'en écouter un extrait, expliquez-nous votre passion pour Charles Baudelaire.
Mylène Farmer : En quelques mots, c'est un génie, c'est quelqu'un qui me parle. Je le lis depuis très très très longtemps. C'est un magicien des mots, de la métaphore. C'est quelqu'un qui me touche profondément.

Yves Calvi : Il est vrai que Les Fleurs du mal, ça vous va assez bien. (rire de Mylène) On est d'accord...

Extrait d'Au lecteur


Anthony Martin : Vous laissez votre voix sous la nôtre. Vous slamez avec votre voix au naturel en récitant Au lecteur de Baudelaire. Vous la laissez, libre, votre voix dans l'album Mylène. Vous vous amusez dans un autre titre qui s'appelle Histoires de fesses. On va en parler, mais voilà, c'est l'ovni du disque, je crois. (rires de Mylène) Histoires de fesses. On quitte Baudelaire. La chanson s'appelle Histoires de fesses, et on ira à confesse après, mais on écoute un extrait. (rire de Mylène)

Extrait d'Histoires de fesses

Anthony Martin : Mylène, vous maudissez "les opportunistes et les riches chiche", vous vomissez les... c'est dur à dire (rire de Mylène) "les clichés sans droits des magazines", tout en clamant votre amour pour les pâtes au sel et les histoires de fesses...
Mylène Farmer : Le plus important ce sont les pâtes au sel et les histoires de fesses...

Yves Calvi : On l'a bien compris mais chacun accroche sur ce qu'il veut, remarquez...
Mylène Farmer : Oui. Les pâtes au sel pour l'humilité, les histoires de fesses pour la postérité ! Voilà j'ai fait ma belle phrase ! (rire)

Yves Calvi : Alors, derrière ce texte baroque, on peut être une femme et aimer les histoires de fesses. Je rappelle qu'il y a un an éclater l'affaire Weinstein et que, remis dans ce contexte, ça peut paraître gonflé. Voilà. Vous le savez...
Mylène Farmer : Certainement. Mais c'est cette posture justement , cette posture de la pochette. On se disait avec Jean-Baptiste Mondino qui a fait cette photo, magnifique photo, on se disait effectivement comme vous le disiez précédemment, un homme, mais malgré tout assez féminin qui revient d'une bataille ou tout simplement d'une nuit d'amour. (rires)

Yves Calvi : Mylène Farmer, vous êtes venue ce matin à RTL avec des exemplaires de ce nouvel album Désobéissance. On va maintenant les offrir au 3210. Pour gagner le disque, il suffit de nous appeler et de donner la réponse à la question que pose mon camarade Anthony.
Anthony Martin : Justement, sur la pochette de l'album sur quoi Mylène pose-t-elle le pied droit ? Autant vous dire que c'est tout un symbole, on en a parlé.
Yves Calvi : Réponse au 3210. On se retrouve dans un instant avec Mylène Farmer. On va notamment parler de votre retour sur scène. Ce sera donc en juin 2019. Merci d'être avec nous Mylène Farmer.
Mylène Farmer : Merci.

Extrait de N'oublie pas

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Extrait de Prière

Yves Calvi : Prière, c'est un des titres du nouvel album Désobéissance de Mylènr Farmer. On a le plaisir de passer un moment privilégié, ce matin, en votre compagnie, Mylène Farmer. Vous serez de retour sur scène l'année prochaine. On va en parler dans un instant avec Anthony. Mais un mot sur l'année 2019, elle marquera vos 35 ans de chanson. Quel est votre regard sur ces années ?
Mylène Farmer : Oops ! (rires)

Yves Calvi : Oui, je sais, ça m'a fait le même effet je vous rassure...
Mylène Farmer : Ça va très très vite, finalement...

Yves Calvi ; Ah oui ?
Mylène Farmer : Très très vite...Ça fait peur d'ailleurs.

Yves Calvi : Vous n'avez pas vu le temps passer ?
Mylène Farmer : Je n'ai pas vraiment vu le temps passer, mais le temps m'obsède malgré tout. Je me dis que la fin approche... pas encore, mais... (rire) néanmoins, j'ai une grande grande partie de ma vie derrière moi, mais une fois de plus, j'ai été gâtée, je suis gâtée.

Anthony Martin : Oui, c'est ça, c'est quand même 35 ans de respect, 35 ans de public fervent et qui vous suit, ils sont fidèles... Charles Aznavour, j'ai envie de le citer...
Yves Calvi : Ah oui !
Anthony Martin : Charles Aznavour disait de vous : "Mylène Farmer, elle a tous les dons". Charles Aznavour nous a quittés avant-hier à l'âge de 94 ans. Que représentait-il pour vous Mylène Farmer ?
Mylène Farmer : Un immense interprète, un auteur fabuleux et quelqu’un qui a traversé le temps, toutes les époques, toutes les modes, une constance, et un homme incroyable que je ne connaissais pas mais je suis très touchée, en tout cas, merci.

Yves Calvi : Une constance... Vous serez de retour sur scène en juin après six ans d'absence. Vous donnerez six concerts du 7 au 15 juin à Paris La Défense Arena, une nouvelle salle qui est située à Nanterre. Vous avez choisi un seul lieu, les fans devront venir à vous. Il n'y aura pas de tournée ? Pourquoi ?
Mylène Farmer : Parce que j'ai, et nous avons choisi, parce que je travaille avec quelques personnes, mon producteur, Laurent Boutonnat et tant d'autres... et j'ai choisi, nous avons choisi cette salle parce que j'avais envie... j'ai besoin du noir pour entrer en scène. À savoir que comme je vais faire ce concert en juin, il fait jour très tard et... déjà une salle que j'ai rencontrée... j'ai découvert cette salle comme tout le monde lors du concert des Rolling Stones, et j'ai trouvé cette salle absolument magique, à la fois très très grande mais qui donnait l'envie d'une intimité. C'est ce que j'ai ressenti en tout cas et c'est une salle qui est couverte, qui a un toit. Donc on peut, et le noir, et on peut s'amuser avec tout l'aspect technologique que ça représente et qui donne les moyens de quelque chose que j'espère incroyable, grandiose, en tout cas qui me plaira et qui je l'espère plaira aux personnes qui viendront me voir.

Anthony Martin : Merci pour l'info. Vous arriverez dans le noir complet, total. (rire de Mylène) Je précise que la mise en vente officielle des places de concerts pour aller à Paris La Défense Arena aura lieu le lundi 15 octobre. Il y aura une pré-vente exclusive sur un site les week-ends des 13 et 14 octobre. Vous prévoyez un show si gigantesque qu'il ne pourra pas être transporté dans d'autres salles. C'est pour ça que vous n'allez pas en Province.
Mylène Farmer : C'est pour ça. On a évidemment cherché, et en province, et dans les Stades. Et malheureusement, nous n'avons pas trouvé salle équivalente et, voilà, je demande, c'est vrai au public de venir à moi. J'espère que nous nous retrouverons. (sourire)

Yves Calvi : Ca ne vous déplaît pas de dire ça : "Je demande au piblic de venir à moi" ! (rire de Mylène) Alors, vous l'assumez ?
Mylène Farmer : Je l'assume, et à la fois c'est sincèrement une humilité. Mais j'ai décidé, donc je me dois d'assumer. Et ils avaient répondu "oui" quand j'ai fait ce concert à Bercy en 2003, je crois (en 2006, ndlr). Et c'était exactement la même chose, c'était un spectacle intransportable.

Anthony Martin : Une dernière question. Ce sera pas noir pendant deux heures et demi, j'imagine. Dans quel univers allez-vous nous embarquer sur scène avec...
Mylène Farmer : Je ne vous répondrai pas.

Anthony Martin : Bon, voilà, comme ça c'est rapide... (rire de Mylène)
Yves Calvi : Une dernière pause et on se dit au revoir dans quelques instants chère Mylène Farmer puisque nous accueillerons Julien Courbet. À tout de suite.

Extrait de Rolling Stone

Extrait de Des larmes

Yves Calvi : Je voulais vous faire une confession Mylène Farmer. Je n'ai jamais vu autant de monde autour de nous dans ce studio. Donc, ne vous retournez pas sinon vous allez avoir peur. Mais en effet, il y a un agrégat formidable et il témoigne de l'intérêt, de la curiosité que vous suscitez et de la sortie de cet album Désobéissance, vendredi dernier. On le faisait gagner cet album à nos auditeurs avec cette question : "Sur la pochette de l'album, sur quoi Mylène pose-t-elle son pied droit ?"
Anthony Martin : Sur un crâne doré. Une vanité comme on dit en peinture.
Mylène Farmer : Argenté.

Anthony Martin : Argenté, pardon. Un crâne argenté.
Yves Calvi : Le dernier mot sera pour vous. Merci d'être venue nous voir Mylène Farmer.
Mylène Farmer : Merci.

Anthony Martin : Merci Mylène, infiniment.
Mylène Farmer : Merci

Yves Calvi : Tous ceux qui vous aiment étaient heureux de vous entendre en direct... et d'être venue nous voir matinalement sur RTL.
Mylène Farmer : Je suis très heureuse d'être venue en tout cas.

Yves Calvi : Merci à vous. On va tout de suite retrouver Julien Courbet. Bonjour Julien.
Julien Courbet : Oui, bonjour. Dites à tous les gens : ils se sont trompés de studio, je suis à l'étage au-dessus. (rires) Ils sont venus pour me voir et on leur a mal indiqué le chemin.
Yves Calvi : Ah ? Vous croyez vraiment ?
Julien Courbet : Je crois, oui, effectivement. Je vous souhaite une bonne journée et je souhaite beaucup de succès à l'album de Mylène Farmer.
Mylène Farmer : Merci beaucoup. Bonjour.


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