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Mylène Farmer - Interview - La vie à plein temps - FR3 Midi Pyrénéés - 07 avril 1987



  • Date
    07 avril 1987
  • Média / TV
    La vie à plein temps - FR3 Midi Pyrénées
  • Interview par
    Marc Bessou
  • Fichier
  • Catégories interviews



Marc Bessou présente en début d'émission les différents invités.


Marc Bessou : (…) En bout de rangée, c'est Mylène Farmer. Bonjour !
Mylène Farmer : Bonjour.


Marc Bessou : On écoutera Tristana, bien sûr et puis également, on vous passera à tabac ! C'est l'expression, enfin ça va pas très loin, hein !
Mylène Farmer : Oui, j'aime beaucoup (rires)


Diffusion d'une séquence dans laquelle Mylène chante Tristana sur le plateau accompagnée par ses deux danseuses. Puis, l'animateur interviewe Mylène.


Marc Bessou : Voilà, Tristana, Mylène Farmer. Je sais pas pourquoi, mais ça amuse beaucoup vos petites danseuses qui sont là (il désigne un endroit hors champ) et qui regardaient le tournage.
Mylène Farmer : Elles sont indisciplinées, ça ne va pas ! (rires)


Marc Bessou : C'est incroyable, ça ! Comment s'appellent-elles ?
Mylène Farmer : Alors il y a Sophie Tellier et Dominique (Martinelli, ndlr) qui sont danseuses, qui sont choristes, qui aiment le cinéma... Beaucoup de choses !


Marc Bessou : D'accord. C'est la première fois que vous faites une chanson avec elles ?
Mylène Farmer : Absolument, oui, oui. C'est la première fois que j'ai des danseuses derrière moi.


Marc Bessou : Et pourquoi ? Ça correspond à quoi ? C'est pour habiller, pour étoffer ?
Mylène Farmer : Non, c'était une envie parce que c'est un bel ensemble. Par plaisir, tout simplement !


Marc Bessou : Ce qui a beaucoup marqué dans ce que vous avez fait, c'est les clips, on vous l'a dit souvent, notamment Libertine.
Mylène Farmer : Oui...


Marc Bessou : Là, pour Tristana, vous gardez cette présentation plus scénique ? Vous avez pas envie de faire une histoire ?
Mylène Farmer : Si, si ! C'est en préparation : on va tourner le clip dans une semaine, maintenant. On va aller dans le Vercors, puis y aura du studio près de Paris, donc encore...


Marc Bessou : Il y aura vos petites copines qui sont là ? (les deux danseuses, ndlr)
Mylène Farmer : Il y aura une des deux - malheureusement, il n'y a pas deux rôles - qui est Sophie, donc, qui était la rivale dans Libertine.


Marc Bessou : Ah d'accord ! La méchante !
Mylène Farmer : Et qui sera là une tsarine très méchante, encore ! (rires)


Marc Bessou : Dites-moi, si j'ai bien compté, si j'ai bien tout compris, ça fait cinq 45 tours, non ?
Mylène Farmer : Ça doit être ça, oui...


Marc Bessou : Hein, quelque chose comme ça ?
Mylène Farmer : Oui.


Marc Bessou : Et puis un album !
Mylène Farmer : Et un album ! Et le prochain, on le prépare, là.


Marc Bessou : J'ai lu, j'ai appris ça, je suis un peu embêté de l'apprendre qu'aujourd'hui d'ailleurs, que vous étiez née au Canada.
Mylène Farmer : Absolument. À Montréal.


Marc Bessou : Mais vous êtes française !
Mylène Farmer : J'ai les deux nationalités.


Marc Bessou : Ah c'est vrai ? On le dit jamais, ça !
Mylène Farmer : Ça n'a pas grand intérêt, peut être, je ne sais pas ! (rires)


Marc Bessou : Parce que généralement, les canadiens, c'est quand même très typique si vous voulez, l'accent... (l'animateur parle avec l'accent canadien)
Mylène Farmer : Oui, mais je préfère laisser mon accent de côté. Que je n'ai jamais eu d'ailleurs !


Marc Bessou : Bon. Et ces cinq 45 tours qui se sont succédés en quoi, deux ans et demi, à peu près ?
Mylène Farmer : Oui, c'est ça. Deux, trois ans.


Marc Bessou : Comment vous vous êtes lancée là-dedans ? C'est toujours la même question, mais c'est toujours amusant de savoir ce qui amène les gens à s'exhiber, en quelque sorte.
Mylène Farmer : Oui. Moi je réponds c'est une bonne étoile au-dessus de ma tête, c'est une rencontre avec deux personnes, qui sont donc... enfin, qui étaient, puisque maintenant je n'ai plus qu'un producteur et compositeur, et puis ma foi après, c'est du travail, du plaisir et puis la chance !


Marc Bessou : Quand on fait une chanson qu'on a beaucoup aimée, beaucoup vue, donc Libertine, avant, est-ce que c'est à la fois plus facile pour produire autre chose, mais y a toujours le danger que ça plonge après, non ?
Mylène Farmer : C'est-à-dire la fameuse expression : "On vous attend au tournant", effectivement. Cela dit, c'est aussi quelque chose d'agréable de proposer quelque chose de nouveau et de différent. Je sais pas bien quoi vous répondre ! (sourire)


Marc Bessou : Mais y a une chose que vous devriez faire, à mon avis.
Mylène Farmer : Dites-moi !


Marc Bessou : C'est... vous devriez avec vos disques mettre une notice explicative parce qu'on ne comprend pas toujours, c'est toujours assez allusif, vous voyez ce que je veux dire ?
Mylène Farmer : Oui...


Marc Bessou : Par exemple la première chanson, il y a des générations de gens qui se sont essuyés le front pour essayer de comprendre ce que vous disiez dans Maman a tort, ce que vous vouliez dire.
Mylène Farmer : Dans Maman a tort ?


Marc Bessou : Et là, Tristana c'est un peu mystérieux, aussi. Mais c'est exprès, j'imagine.
Mylène Farmer : Je sais pas si c'est important d'avoir la notice d'emploi d'une chanson. Je crois qu'il y a des personnes sur Maman a tort, ce dont vous parliez, les personnes ont pris le refrain, "J'aime les plaisirs impolis", d'autres "J'aime ce qu'on m'interdit" et puis sinon c'était la petite comptine : "1, Maman a tort…" et puis à chaque fois on prend des éléments...


Marc Bessou : Et donc on en fait ce qu'on en veut, finalement. C'est self-service alors ?
Mylène Farmer : On en fait ce qu'on en veut, absolument. Et c'est pour ça aussi que l'apport de l'image pour les vidéoclips c'est encore quelque chose de nouveau, c'est agrémenter une histoire.


Marc Bessou : C'est ce qui illustre et c'est finalement à travers ça qu'on comprend le but.
Mylène Farmer : Qu'on peut comprendre oui, absolument.


Marc Bessou : Ces vidéoclips, vous les réalisez, enfin le mot n'est pas exact, vous y participez ?
Mylène Farmer : Activement, bien sûr.


Marc Bessou : Et vous jouez un rôle vraiment décisif dans l'illustration de l'histoire ?
Mylène Farmer : Oui, oui. Être extérieure, ça je ne peux pas. Je travaille avec Laurent quant au scénario, et puis après ma foi, c'est lui qui fait...


Marc Bessou : Vous dites : Laurent ?
Mylène Farmer : Laurent Boutonnat, donc. Excusez-moi, je suis habituée de dire Laurent ! (rires)


Marc Bessou : C'est si vous voulez qu'on comprenne, parce qu'on ne sait pas tous : Laurent Boutonnat.
Mylène Farmer : Voilà, et puis après c'est lui qui s'occupe du cinéma, à proprement parler. Et puis après, c'est un travail d'équipe.


Marc Bessou : OK. C'est tout à fait gentil d'être venue. D'ailleurs, vous savez que vous restez ! Parce que tout à l'heure il y a les questions du minitel qui sont posées.
Mylène Farmer : Oui, absolument ! (rires)



(...) Marc Bessou s'entretient alors avec l'écrivain Pierre Péan pour son  livre Les chapelières, dont l'action se situe pendant la Révolution. Mylène interroge à nouveau Mylène ensuite.


Marc Bessou : Le lien me paraît amusant Mylène. Libertine, c'est datable de quand, ces costumes, ces décors ? C'est un peu avant la Révolution ?
Mylène Farmer : C'est le XVIIIème siècle, oui, un peu avant la Révolution.


Marc Bessou : C'est pas très loin, quand même, ce climat de luxure qu'il y avait dans ce film-là et qui précédait l'ouragan.
Mylène Farmer : Non...


L'entretien avec Pierre Péan se poursuit puis diffusion d'une chronique animalière sur les poissons rouges.


Marc Bessou : Je voudrais savoir si, les uns et les autres, vous avez des poissons rouges !
(...)
Mylène Farmer : Moi je peux vous raconter une histoire sur deux petits poissons !


Marc Bessou : Ah oui, oui, allez-y ! Racontez l'histoire !
Mylène Farmer : Alors, c'est deux petits poissons, rouges ou verts comme vous voulez, qui sont dans un bocal et y a un petit poisson qui demande à son voisin : "Dieu existe-t-il ?" Le petit poisson qui réfléchit, qui fait trois bulles et qui dit : "Et si Dieu n'existait pas, qui nous changerait l'eau du bocal ?". Voilà ! (rires)


Marc Bessou : Oh comme c'est touchant ! Vous en avez pas, vous, de poissons, malgré l'histoire ?
Mylène Farmer : Non. Je n'aime pas particulièrement les poissons !


Marc Bessou : Ah ! C'est franc !


(...) Poursuite de l'émission avec notamment interviews d'autres invités puis arrive la séquence des questions posées par les télespectateurs via le minitel.


Marc Bessou : On va revenir à Mylène Farmer, donc, pour la passer à tabac (nom de la rubrique, ndlr). Je prends la matraque ! "Passage à tabac", Mylène Farmer ! C'est une façon de parler, hein, parce que c'est pas si brutal que ça ! Ce sont donc les gens qui ont posé des questions sur minitel (…) et je me fais leur porte-voix. Alors, une première question : on vous demande pourquoi dans vos clips vous êtes toujours si provocatrice, s'il vous plaît !
Mylène Farmer : Par goût de la provocation. Voilà une phrase bien courte et très pertinente! (rires)


Marc Bessou : C'est pas mal !
Mylène Farmer : Parce que j'aime provoquer et que ce n'est pas mon seul but, mais c'est vrai que j'ai un goût pour la provocation, comme certainement Pierre Péan, enfin le goût des choses un peu choc.


Marc Bessou : Donc c'est réussi, alors !
Mylène Farmer : Merci !


Marc Bessou : "Et-tu mariée ?", nous demande Tom.
Mylène Farmer : Non, je suis célibataire et je vis avec un capucin, qui n'est pas un moine mais un petit singe !


Marc Bessou : Quelle drôle d'idée ! Et ça fait quelle taille, ça ?
Mylène Farmer : Ce capucin est grand comme ça (elle montre la taille avec ses mains), une très longue queue et à peu près le ton de vos chaussures.


Marc Bessou : Ah je vous remercie ! Mais quand elles sont cirées, plutôt !
Mylène Farmer : Qui ne sont pas cirées, d'ailleurs ! (rires)


(...)


Marc Bessou : D'autres questions ! Alors, on nous demande, ça c'est peut-être un peu plus sévère : "Avez-vous l'impression qu'il restera quelque chose, qu'on se souviendra des chansons de Mylène Farmer dans quelques années ?"
Mylène Farmer : Ça, c'est une question à laquelle je ne saurais pas répondre.


Marc Bessou : Mais est-ce que ça vous importe qu'il en reste quelque chose ?
Mylène Farmer : À votre avis ? Si on fait ce métier, c'est qu'on a envie d'y laisser quelques plumes et quelques traces. Bien sûr ça m'importe ! Je vais tout faire pour qu'on ne m'oublie pas ! (sourire)


Marc Bessou : C'est bien ! Remarquez, la provocation est un peu liée, d'ailleurs.
Mylène Farmer : Oui !


Marc Bessou : Bon. On vous demande, ah ça je suppose que c'est un homme, c'est dommage il a pas laissé son nom ! Il vous demande quel type d'homme vous appréciez dans la vie.
Mylène Farmer : Quel type d'homme ? Je ne pense pas avoir un type...


Marc Bessou : Les capucins ?
Mylène Farmer : Les capucins ! (rires) Oui, j'aurais pu répondre ça ! C'est encore une question très difficile... J'aime plutôt, je crois, les hommes dits intellectuels, entre guillemets.


Marc Bessou : Nous sommes tout un groupe ici d'ailleurs qui correspond parfaitement !
Mylène Farmer : Je veux dire par là, c'est vrai que je suis fascinée par les métiers d'écrivain, journaliste... Mais c'est idiot comme portrait. Je ne sais pas, je ne sais pas bien.


Marc Bessou : Mais je crois qu'en réalité c'était plus terre à terre, c'était physiquement.
Mylène Farmer : Physiquement ? Alors, plutôt grand, plutôt des cheveux longs et fournis...


Marc Bessou : D'accord. Comme Bernard-Henri Lévy, alors par exemple ?
Mylène Farmer : Cela n'engage que vous ! (rires)


Marc Bessou : Très bien ! On vous demande si vous avez fait des études.
Mylène Farmer : Oh, j'ai fait des études, je suis allée jusqu'en fin de première. Après, j'ai abandonné et j'ai commencé l'équitation avec assiduité. Et puis ensuite, je me suis tournée vers le théâtre.


Marc Bessou : OK. La toute dernière question : "Est-ce que ce qu'on voit de vous c'est vous, ou est-ce que vous n'êtes pas un peu préfabriquée ?", vous demande Laurence.
Mylène Farmer : Encore une question qui est très étrange. Préfabriquée, c'est difficile vous savez. Je pense qu'on peut être préfabriqué sur un disque. Sur cinq disques plus un album, c'est très difficile. Moi j'aime ce que je fais et j'aime ce que je propose et j'essaye d'aimer ce que je suis. Donc au diable la préfabrication ! (sourire)


Marc Bessou : Parfait, belle conclusion ! Merci !
Mylène Farmer : Merci à vous. C'était pas trop dur quand même ! (rires)


(...)


Marc Bessou : Vous peignez pas un petit peu, vous Mylène Farmer ?
Mylène Farmer : Un petit peu... Peindre, non. Je dessine volontiers avec des pastels.


Marc Bessou : Qu'est-ce que vous faites alors pendant les périodes d'inactivité ?
Mylène Farmer : Des choses très étranges. Dans le domaine du dessin, vous parlez ?


Marc Bessou : Oui, oui !
Mylène Farmer : Oui, des choses étranges. Ça, c'est encore plus difficile pour moi à exprimer.


Marc Bessou : Bien sûr, oui. Y a des personnages, par contre ?
Mylène Farmer : Moi j'ai une fascination pour les insectes, donc y a des insectes un peu bizarres. Sinon, des choses qui ne veulent rien dire !


Marc Bessou : Bon. Enfin qui veulent sûrement dire quelque chose, faudrait peut-être s'y pencher... On n'a pas le temps, là...
Mylène Farmer : Nous n'avons pas le temps ! (sourire)


(...)


Marc Bessou : Au fait, quand est-ce qu'on vous voit sur scène avec les danseuses ?
Mylène Farmer : Pas encore. Je vais préparer un prochain album pour septembre, octobre et puis après, nous penserons scène.


Marc Bessou : Qui vivra, verra !
Mylène Farmer : Absolument.


Source retranscription : Inside Of - Référentiel des télés - Editions Why Not.


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